Le roi du Maroc Mohammed VI a exprimé mardi sa « profonde préoccupation » face à l’intention de Donald Trump de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, selon l’agence marocaine MAP.

Le roi marocain, président du « Comité Al-Qods » (Jérusalem en arabe) issu de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a, dans un message au président américain, fait part de la « grande inquiétude des Etats et peuples arabes et musulmans » sur l’intention de l’administration américaine « de reconnaître Al-Qods comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis ».

Le roi Mohammed VI est présenté comme descendant du prophète Mahomet et comme le « Commandeur des croyants ».

Selon le souverain marocain, « ce pas est susceptible d’avoir un impact négatif sur les perspectives d’une solution juste et globale au conflit palestino-israélien ».

Sissi craint que le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem complique la situation

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays est un proche allié des Etats-Unis, a affirmé mardi que l’intention de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem risquait de « compliquer » la situation dans la région.

Donald Trump a multiplié mardi les échanges avec les dirigeants du Proche-Orient, réaffirmant sa volonté sur ce transfert.

A l’occasion d’un entretien téléphonique avec M. Trump, M. Sissi a souligné « la nécessité de ne pas compliquer la situation dans la région en prenant des mesures qui compromettent les chances de paix au Proche-Orient », a indiqué le porte-parole de la présidence, Bassem Radi, dans un communiqué.

Le chef de l’Etat a ainsi affirmé « la position constante de l’Egypte sur le maintien du statut juridique de Jérusalem dans le cadre des normes internationales et des résolutions de l’ONU », a-t-il dit.

L’ONU ne reconnaît pas l’annexion par Israël de Jérusalem-Est, qu’elle considère comme territoire occupé. Le statut final de Jérusalem doit être, selon elle, négocié entre les parties.

Le président américain a informé mardi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi jordanien Abdallah II de son intention de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem.

Abbas a prévenu le président américain du danger que cette décision faisait courir sur le processus de paix israélo-palestinien.

Le président américain Donald Trump a prévu de s’exprimer mercredi sur le statut de Jérusalem, a annoncé mardi la porte-parole de la Maison Blanche lors de son point de presse quotidien.

« Je sais qu’il y a eu beaucoup d’interrogations concernant le projet du président au sujet de Jérusalem. Demain, le président fera une déclaration », a indiqué Sarah Sanders.