Des délégués d’États arabes et musulmans, certains venant de pays sans liens diplomatiques avec Israël, sont attendus à Jérusalem la semaine prochaine pour une conférence sur les essais nucléaires parrainée par les Nations unies.

Environ 100 représentants, y compris d’Egypte et de Jordanie, doivent arriver pour une conférence organisée par l’Organisation du traité global d’interdiction des tests nucléaires (OTGIT), une organisation internationale mise en place par le docteur Lassina Zerbo pour faire interdire les armes nucléaires. Israël a adhéré au traité mais ne l’a pas encore ratifié.

Pour assurer l’arrivée de ces invités d’États sans relations diplomatiques avec Israël, le ministère des Affaires étrangères a publié des assurances de voyage et de sécurité, a annoncé le quotidien israélien Maariv mardi.

L’objectif de la conférence, selon le Maariv, est de discuter les résultats d’une récente expérience menée en novembre 2014. L’expérience a testé les capacités des inspecteurs de l’OTGIT à contrôler, identifier et neutraliser un test nucléaire.

Zerbo devait rencontrer le ministre des Renseignements, Yuval Steinitz, les chefs de la Commission pour l’énergie atomique d’Israël et d’autres officiels pour les persuader de ratifié le traité, rapporte Maariv.

Zerbo, qui était en Israël l’année dernière, avait déclaré au Times of Israel  qu’il pensait qu’Israël le ferait « probablement ».

Israël est « probablement celui qui le ratifiera le premier » des huit pays qui doivent le ratifier avant qu’il ne prenne effet, avait expliqué Zerbo au Times of Israel, l’année dernière. « Le message que je reçois n’est pas ‘si’, mais ‘quand’ », a-t-il déclaré.

Des sources israéliennes ont ensuite déclaré au Times of Israel que s’il n’avait aucune connaissance d’une initiative actuelle pour faire ratifier le traité OTGIT, un processus qui nécessite l’approbation de la Knesset, ils étaient surpris qu’Israël ne l’ait pas encore ratifié.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a clairement déclaré qu’il considérait que le Traité de non prolifération nucléaire était inutile au Moyen-Orient, ont affirmé les sources, mais Israël pense que l’OTGIT est « très important » et est « fier » de l’avoir signé et « n’a jamais eu de problème avec l’OTGIT ».

Zerbo, un géophysicien de formation né au Burkina Faso, explique que « les préoccupations que nous voyons avec Israël sont des difficultés que nous pouvons traiter. La confiance qu’Israël devrait avoir dans ce traité augmente ».

« Nous avons un système de surveillance [mondial] qui marche. Les experts israéliens participent à notre travail technique dans le cadre du développement des capacités de notre site d’inspection », a ajouté Zerbo, notant qu’Israël accueille déjà des installations de surveillance certifiées par l’OTGIT.

Ce sont le laboratoire radionuclide du Centre de recherche sur le nucléaire Osrek, que Zerbo a visité, et les stations de surveillance sismiques à Eilat et au mont Meron. Israël a également accueilli une expérience de calibration de 21 pays sur une technologie à ultrason, il y a trois ans.

L’OTGIT a été fondé en 1996 à Vienne et a été adopté par l’UNGA. L’organisation travaille pour faire entrer en fonction le traité interdisant toutes les explosions nucléaires en le faisant ratifier par 44 pays considérés comme ayant un réacteur nucléaire ou du moins un niveau avancé de technologie.

Huit d’entre eux doivent encore le ratifier : Israël, l’Iran, l’Egypte, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, la Corée du Nord et le Pakistan (les trois derniers doivent encore signer le traité).