Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a salué mardi l’accord de cessez-le-feu à Gaza entre Israël et le Hamas, espérant que cette nouvelle trêve tienne et permette d’envisager un règlement à long terme entre Israéliens et Palestiniens.

John Kerry a été l’artisan de la reprise du dialogue direct entre Israël et l’Autorité palestinienne entre juillet 2013 et avril dernier, un processus de paix qui a échoué.

Le chef de la diplomatie américaine est ensuite resté plus discret, notamment depuis le début du conflit en juillet à Gaza, même s’il a contribué à des négociations de cessez-le-feu précédents.

Dans un communiqué, il a cette fois exprimé « le fort soutien » des Etats-Unis à « l’accord de cessez-le-feu », appelant « toutes les parties à se plier totalement à ses termes ».

« Nous espérons vraiment que ce cessez-le-feu s’avère solide et durable, qu’il mette un terme aux attaques de roquettes et de mortiers et qu’il permette de sceller la fin du conflit à Gaza », a écrit le chef de la diplomatie américaine.

Il a également salué le rôle de médiation de l’Egypte, rappelant que Washington avait travaillé en « étroite collaboration » avec Le Caire, Israël et l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas. John Kerry a bien pris soin de distinguer « le Hamas et d’autres organisations terroristes » de la « population civile » de Gaza.

Israéliens et Palestiniens ont accepté une proposition égyptienne pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, entré en vigueur mardi après 50 jours dE conflit.

John Kerry, qui n’a jamais totalement abandonné l’idée d’une relance du processus de paix entre Israël et les Palestiniens pour une solution à deux Etats, s’est encore une fois projeté vers l’avenir.

« Nous sommes tous bien conscients qu’il s’agit d’une occasion (à saisir) pas d’une certitude (…) Nous nous approchons de la prochaine phase avec les yeux bien ouverts », a-t-il estimé, plaidant pour « une solution à long terme pour Gaza ».

Il a rappelé qu' »Israéliens et Palestiniens avaient tous deux des conceptions fortes sur leurs besoins et sur l’avenir de la région ».

« Les Israéliens doivent pouvoir vivre en paix et en sécurité, sans attaques terroristes (…) Les Palestiniens doivent aussi pouvoir vivre en paix et en sécurité et profiter d’opportunités économiques et sociales », a martelé le secrétaire d’Etat. « Y arriver ne sera pas facile, mais c’est la seule voie vers l’avenir que méritent les deux peuples », a-t-il conclu.

La dernière intervention directe et publique de John Kerry dans le conflit à Gaza remontait à la fin juillet, lors d’un précédent cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.