Des descendants de savants et de médecins, le plus souvent juifs, privés par les nazis de leurs doctorats, ont assisté jeudi à Wroclaw à une cérémonie de rétablissement de leurs titres universitaires, a-t-on appris auprès de l’université de cette ville aujourd’hui polonaise.

En présence des autorités municipales, les recteurs des universités de Wroclaw et de Cologne, les professeurs Marek Bojarski et Axel Freimuth, ont signé une déclaration solennelle à cet effet, concernant 262 diplômés de l’ancienne Breslau allemande et proclamant « nulles et non avenues » les mesures prises sous la pression des nazis dans les années 1930.

Ils ne pouvaient pas les annuler de jure, car elles avaient été le fait de la Schlesische Friedrich-Wilhelms Universität zu Breslau, « dont leurs établissements ne sont pas les héritiers », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’Université de Wroclaw, Jacek Przygodzki.

Les hommes et les femmes victimes de cette discrimination ont pour la plupart émigré aux Etats-Unis, en France ou en Grande-Bretagne, et certains ont poursuivi de brillantes carrières universitaires.

Plusieurs descendants des anciens diplômés ont participé à la cérémonie, dont Beatrice Greif, la fille d’un couple de médecins, Elfriede et Karl Danzinger, venue de Tel Aviv avec son fils, l’historien de l’Holocauste Gideon Greif.

L’Université de Cologne avait pris en charge les étudiants et les enseignants de Breslau quand cette ville était devenue polonaise à la fin de la Deuxième guerre mondiale, en 1945.