Le président du parti Koulanou Moshe Kahlon a tenu jeudi soir son premier événement majeur de la campagne électorale.

L’endroit, au Kibboutz Givat Brenner au Sud de Rehovot, était bondé, avecdes partisans faisant la queue dehors dans l’espoir de pouvoir y entrer.

Kahlon, un ancien ministre du Likoud, a présenté les 11 premières places sur la liste de Koulanou pour la Knesset, et a fourni le premier aperçu sérieux de la stratégie de campagne du parti.

« Koulanou » signifie « nous tous », et tous les aspects de la campagne du mouvement soulignent pour le parti lui-même sa vision de chevauchement des limites.

Le premier jingle électioral de Koulanou a été joué lors de l’événement.

Le jingle commence par « le pays appartient à nous tous », en écho au nom du parti, suivi par une référence aux frustrations économiques ressenties par de nombreux Israéliens : « Et nous sommes tous ici aujourd’hui, pour nous battre, parce qu’il n’y a pas de place pour respirer… Le pays appartient à nous tous. Nous sommes tous des Kahlon. »

Les thèmes de briser le frontières sociales et de lutter contre les difficultés économiques sont reflétées dans la liste soigneusement sélectionnée qui a été annoncée jeudi.

Les six premiers noms (après Kahlon) étaient déjà connus: le général à la retraite et ancien commandant des commandos marins Yoav Galant ; la journaliste d’origine éthiopienne et auteur Tsega Melaku ; l’historien né aux Etats-Unis ayant etudié à Ivy League et ancien ambassadeur à Washington Michael Oren ; l’adjointe au maire de Jérusalem Rachel Azaria; l’activiste vétéran sur la pauvreté Eli Alaluf; et la membre du Conseil municipal de Kiryat Shmona Yifat Sasha-Biton.

En seulement six places, la liste met en avant les Juifs séfarades et ashkénazes, ceux d’origine éthiopienne et d’origine américaine, des représentants des grandes villes et des petites villes de la périphérie, les femmes et les hommes.

Jeudi, cette diversité a encore été élargie avec l’ajout de quatre noms : Eli Cohen, vice-président exécutif de l’Israel Land Development Company et un ancien dirigeant de la firme financière américaine Standard & Poor’s ; Roi Volkman qui a etudié à Harvard, une avocate conseillère du maire de Jérusalem Nir Barkat ; défenseur de la jeunesse à risque et membre du Conseil municipal de Tel Aviv Merav Ben Ari ; et Shay Babad, un ancien dirigeant de l’autorité israélienne de radiodiffusion et de la compagnie maritime Zim.

Au moment où l’on atteint le numéro 10, il est évident que les femmes occupent 40 % des places, et l’accent mis sur l’expertise économique est sans équivoque, avec des cadres d’affaires siégeant aux côtés de défenseurs des opprimés et d’activistes sociaux.

En fait, un background activiste semble être la carte pour entrer au parti. Melaku était un personnage-clé dans la campagne pour arrêter la pratique de jeter les dons de sang des Ethiopiens. Azaria, une femme religieuse libérale, était une des chef de file dans les manifestatioons pour le coût de la vie à Jérusalem en 2011.

Alaluf a reçu la plus haute distinction civile d’Israël, le Prix d’Israël, pour son travail de plaidoyer sur la pauvreté et les questions sociales. Sasha Biton est la vice-présidente d’un collège d’enseignants. Volkman a aidé à établir le groupe d’activisme des jeunes de Jérusalem New Spirit. Même Galant, apparemment sur la liste en raison de sa connaissance des problèmes de défense, préside un groupe consacré à aider les soldats blessés et handicapés.

L’accent post-sectoriel du parti se reflète également dans son refus de se joindre à la mêlée gauche-droite sur les questions diplomatiques et de défense.

Kahlon a donné mercredi une série d’interviews aux médias israéliens et a dit que Koulanou soutiendrait un futur accord de paix avec les Palestiniens, mais a souligné qu’il y avait actuellement « pas de partenaire » du côté palestinien.

Kahlon a également déclaré qu’il allait demander le portefeuille du ministère des Finances dans le prochain gouvernement. « Je vais demander le Trésor, » a-t-il dit à la Dixième chaîne.

Avec le ministère des Finances, Koulanou « peut faire face à la crise du logement, au coût de la vie, aux les écarts sociaux et économiques de l’État d’Israël. »

Dans une interview au site d’information Walla, Kahlon a promis que son parti serait dans le prochain gouvernement, peu importe qui gagne les élections, tant que le nouveau Premier ministre est prêt à travailler avec Koulanou sur le logement et les questions sociales.

Après que la nouvelle liste du parti travailliste ait été annoncé mercredi, le Likud et HaBayit HaYehudi ont fait des déclarations la qualifiant d’ «extrémiste. » Yesh Atid et le travailliste ont utilisé les même mots, après que HaBayit HaYehudi ait annoncé sa nouvelle liste jeudi matin.

Mais jeudi, Kahlon a préféré répondre : « Ne les laissez pas vous tromper. Les élections de mars ne se jouent pas entre la droite et la gauche, mais entre les dirigeants qui se soucient et ceux qui ne le font pas, entre les puissants groupes d’intérêts et les gens qui essaient de les démonter », a-t-il dit à ses partisans.

Ses propres critiques contre les partis en lice étaient plus ciblées : « Le Likud a abandonné l’agenda social …. Koulanou est le seul parti qui défend effectivement les questions sociales ».