Deux ressortissants iraniens arrêtés la semaine dernière à l’aéroport de Nairobi seront poursuivis pour « détention de faux passeports », a indiqué lundi la police kényane.

« Ils venaient d’Arménie et voulaient se servir de leurs faux passeports israéliens pour aller en Belgique », a affirmé à l’AFP John Mulaulu, chef par intérim de la police anti-terroriste, écartant ainsi toute poursuite pour terrorisme.

Les deux Iraniens, un homme et une femme, avaient été arrêtés jeudi. La police kényane, en état d’alerte à l’approche du premier anniversaire de l’attaque du centre commercial Westgate par un commando islamiste, n’avait pas été immédiatement en mesure de spécifier de quelle nature seraient les poursuites.

Deux ressortissants iraniens avaient été condamnés en 2013 à la prison à vie à Nairobi pour possession d’explosifs en vue de commettre des attentats dans le pays.

Mais une source sécuritaire a l’aéroport de Nairobi avait aussi rappelé la semaine dernière que le Kenya est fréquemment utilisé comme point de transit pour des illégaux du Moyen Orient — Iraniens, Irakiens, Syriens notamment — cherchant à gagner l’Europe.

Selon cette source, ils sont souvent arrêtés avec de faux passeports de pays comme la Grèce, Chypre, ou Israël.