Mahmoud Abbas a balayé les menaces de sanctions israéliennes en riposte à la signature de 15 conventions internationales, le secrétaire d’Etat américain John Kerry évoquant vendredi un désengagement de Washington du processus de paix.

Le négociateur palestinien Saëb Erakat rencontrait dans l’après-midi le médiateur américain Martin Indyk, a-t-on appris de sources palestiniennes proches des discussions.

Quelque 1 500 de Palestiniens ont manifesté devant la prison israélienne d’Ofer, près de Ramallah, à l’appel des familles des prisonniers qui devaient être libérés le 29 mars.

Huit manifestants ont été blessés par des tirs des soldats israéliens, selon des sources médicales.

Les correspondants de Défense du Yediot et du quotidien Haaretz soulignaient vendredi que la riposte de Mahmoud Abbas à la non-libération des prisonniers avait été mesurée.

Amnesty International a pour sa part salué les demandes d’adhésion, soulignant avoir plaidé pour que la « Palestine devienne Etat partie à tous les traités des droits de l’Homme et de droit humanitaire » depuis son accession au statut d’Etat observateur à l’ONU le 29 novembre 2012.

« Amnesty réitère son appel à la Palestine pour devenir un Etat partie au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Cette démarche pourrait ouvrir la voie à la justice pour les victimes de crimes de guerre (…) dans les Territoires palestiniens occupés », selon un communiqué.