Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré dimanche qu’il était « maintenant temps » de conclure la négociation sur le nucléaire iranien, tout en précisant que l’issue des pourparlers restait ouverte, dans une déclaration à la presse à Vienne.

« Il est maintenant temps de voir si nous pouvons ou pas conclure un accord », a déclaré M. Kerry, ajoutant que les négociations pouvaient encore aller « dans un sens ou dans l’autre ».

« Au cours des derniers jours, nous avons accomplis des progrès authentiques, mais je veux être absolument clair avec tout le monde, nous n’en sommes pas là où nous devrions être en ce qui concerne plusieurs des questions les plus difficiles », a ajouté M. Kerry, qui a eu trois rencontres dimanche avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

Les pourparlers de Vienne ont repris formellement il y a neuf jours.

« Nous espérons avoir un accord juste (…) et en sortir la tête haute pour montrer au monde que les pays peuvent s’entendre (…) mais nous avons encore des questions difficiles à résoudre », a-t-il ajouté.

« Si des choix difficiles sont fait rapidement au cours des prochains jours, nous pourrons parvenir à un accord cette semaine. S’ils ne sont pas fait, nous n’y parviendrons pas », a-t-il ajouté. Les négociateurs se sont théoriquement laissé jusqu’au 7 juillet pour parvenir à un accord.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé dimanche soir que désormais « toutes les cartes » étaient « sur la table » dans les négociations sur le nucléaire iranien, et qu’il revenait aux Iraniens de prendre des « engagements clairs ».

« Nous sommes à 72 heures du moment où les négociations doivent se terminer. Désormais toutes les cartes sont sur la table, la question principale est de savoir si les Iraniens vont accepter de prendre des engagements clairs sur ce qui n’a pas encore été clarifié », a déclaré M. Fabius en arrivant à Vienne.

Les autres ministres du P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) sont attendus en fin de journée dans la capitale autrichienne.

Vendredi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que l’Iran et les grandes puissances n’avaient jamais été « aussi proches » d’un accord sur le nucléaire, en appelant à la coopération contre les défis communs notamment l’extrémisme.

« Malgré certaines différences, nous n’avons jamais été aussi proches d’un accord durable », a déclaré M. Zarif tout en ajoutant, dans un message vidéo diffusé sur Youtube : « néanmoins un accord n’est pas certain ».

Zarif, qui a dénoncé « les sanctions les plus injustes imposées » contre l’Iran qui ont frappé « les gens innocents », affirmant que les grandes puissances doivent « prendre une décision historique » et choisir entre un accord et les pressions.

Les discussions entre experts s’intensifient à Vienne, en attendant le retour, à partir de dimanche soir, de tous les chefs de la diplomatie, censés faire les ultimes arbitrages politiques pour tenter d’avoir un accord d’ici le 7 juillet.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui n’a pas quitté la capitale autrichienne depuis une semaine, s’est de nouveau entretenu avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

« Nous avons des questions difficiles, mais il y a un authentique effort » de toutes les parties, a déclaré M. Kerry. « Nous continuons à travailler. Ce soir, demain, dimanche. Très certainement, nous voulons, tous deux, essayer de voir si nous pouvons parvenir à une conclusion », a-t-il ajouté.

Dans son message vidéo, M. Zarif a également fait allusion à la menace de l’organisation de l’Etat islamique qui a pris le contrôle d’une partie de l’Irak et de la Syrie, deux pays alliés de l’Iran dans la région. « Nous sommes prêts à ouvrir de nouveaux horizons pour affronter les défis importants et communs. Aujourd’hui, la menace commune est le développement rapide de l’extrémisme violent et de la barbarie sans limite », a déclaré M. Zarif.