Les Etats-Unis et Israël n’ont jamais été aussi proches en termes de sécurité, a assuré dimanche le secrétaire d’Etat John Kerry, au moment où les deux alliés sont en porfond désaccord sur un éventuel accord international sur le nucléaire iranien.

John Kerry est en passe de repartir dans la matinée vers l’Europe pour un nouveau cycle de discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire controversé.

Au même moment, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu dimanche à Washington en mission « historique » pour, au contraire, torpiller ce règlement entre Téhéran et les grandes puissances d’ici au 31 mars.

Il doit s’exprimer devant le Congrès mardi, ce qui agace le gouvernement américain.

« Le Premier ministre d’Israël est bien sûr le bienvenu pour parler aux Etats-Unis et nous n’avons jamais eu dans l’Histoire une relation plus étroite qu’aujourd’hui avec Israël, en termes de sécurité », a déclaré M. Kerry sur l’émission « This Week » de la chaîne de télévision américaine ABC, juste avant de grimper dans son avion en mission d’une semaine en Suisse, en Arabie saoudite, au Royaume-Uni et en France.

Simultanément, Netanyahu est parti dimanche de l’aéroport Ben Gourion en Israël pour une mission à Washington qu’il a qualifiée d' »historique » et qui vise à torpiller l’accord en gestation avec l’Iran.

Furieuse de cette visite organisée dans son dos entre le Premier ministre israélien et le speaker de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, la Maison Blanche a exclu toute rencontre.

Et le vice-président Joe Biden, qui assiste traditionnellement aux discours de dirigeants étrangers, sera absent en raison d’un déplacement à l’étranger opportunément organisé au même moment.

John Kerry est donc aussi hors des Etats-Unis.

Netanyahu doit faire un discours lundi lors de la conférence annuelle du lobby pro-israélien AIPAC, avant de s’adresser au Congrès mardi et de rentrer en Israël.

« C’était bizarre, voire unique, de l’avoir appris de la bouche du speaker de la Chambre et que le gouvernement n’ait pas été inclus dans le processus. Mais l’administration ne cherche pas à politiser cela », a encore assuré M. Kerry.

« Nous avons une relation de sécurité sans équivalent avec Israël et nous allons continuer », a conclu le chef de la diplomatie américaine.