Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a vanté mardi l’accord nucléaire conclu l’année dernière entre l’Iran et le groupe de puissances mondiales P5+1 pour avoir efficacement diminué la capacité de la République islamique à acquérir l’arme atomique, ajoutant que même le chef d’Etat major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot pensait maintenant que l’accord avait amélioré la sécurité globale d’Israël.

« [L’accord nucléaire avec l’Iran] a coupé les voies du pays vers une arme nucléaire, rendant ainsi le monde plus sûr pour nous et nos alliés, » a déclaré Kerry pendant une audition de la commission des relations étrangères du Sénat.

« Si vous doutez de cela, lisez le discours du général Eizenkot, le chef des forces de défense israéliennes, qui récemment, pendant une conférence sur la sécurité en Israël, a déclaré qu’à présent, grâce à cet accord, il n’y a plus de menace existentielle pour Israël venue d’Iran par rapport à la menace nucléaire. Cela vient de leur sécurité en Israël. »

Le secrétaire d’Etat américain faisait apparemment référence à un discours d’Eizenkot de janvier à la conférence annuelle de l’institut des études de sécurité nationale à Tel Aviv (INSS), où le chef de l’armée avait affirmé que l’Iran respecterait probablement l’accord nucléaire conclu avec les puissances mondiales dans les prochaines années.

S’expriment seulement deux jours après la mise en place de l’accord nucléaire conclu l’été dernier entre Téhéran et les puissances mondiales, et la levée des sanctions nucléaires américaines et européennes contre la République islamique, Eizenkot avait déclaré que l’accord historique pourrait même offrir des opportunités à Israël dans le futur, mais des officiels israéliens ont dans le passé pointé une ouverture pour une coopération accrue avec les États sunnites du Golfe qui sont aussi opposés à l’hégémonie iranienne suite à l’accord.

Le chef d'Etat major de l'armée israélienne, Gadi Eizenkot (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef d’Etat major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Pourtant, le chef de l’armée avait noté dans son discours que malgré l’adhésion à court terme aux protocoles de l’accord nucléaire, l’Iran travaillerait néanmoins probablement à l’obtention d’une arme nucléaire dans les 15 prochaines années – le temps pendant lequel le pays a accepté de ne pas enrichir d’uranium au-delà d’un bas niveau.

Il avait également déclaré que l’Iran intensifierait probablement sa guerre interposée avec Israël via le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et d’autres groupes armés, et a anticipé que la République islamique commencerait à allouer des financements plus importants aux groupes terroristes.

Judah Ari Gross et Ilan Ben Zion ont contribué à cet article.