Le secrétaire d’État américain John Kerry a cherché, mais sans succès, à obtenir le soutien du président Barack Obama pour confronter Israël à ses objections aux propositions de paix.

Ses efforts pour essayer d’imposer des conditions de paix à Israël et aux Palestiniens se sont donc effondrés, selon un reportage diffusé à la télévision israélienne dimanche soir.

Citant plusieurs sources anonymes proches des négociations, Channel 10 a affirmé que John Kerry qui espérait imposer un accord-cadre engageant les deux parties, espérait obtenir le soutien de Barack Obama.

Il voulait le « soutien politique » du président pour « confronter Israël, » mais le président a fait la sourde oreille. L’accord traitait des questions importantes nécessaires pour un accord de paix. Il a été jugé que ce n’était pas « le bon moment pour agir de la sorte, » pour le président.

Par conséquent, les efforts de M. Kerry pour créer un accord-cadre substantiel « se sont écroulés. »

Le reportage n’a pas été confirmé par des sources indépendantes.

Selon le même reportage, le document final inclut des clauses pour un Etat palestinien basé sur les frontières d’avant 1967 et pour la reconnaissance d’Israël comme étant l’Etat juif.

Mais les conditions relatives à Jérusalem sont « très problématiques » pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L’accord-cadre est tellement peu hostile, et ce même pour les partisans israéliens de la ligne dure, qu’il est fort peu probable qu’il cause une crise au sein de la coalition.

John Kerry a lui-même révélé au quotidien Washington Post, que Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas auraient la possibilité « d’exprimer leurs réserves » par rapport à l’accord-cadre. Il a ajouté que « ce serait leur seul moyen de faire avancer les négociations… Pour eux, en tant que dirigeants, d’arriver à l’accord final, ils doivent avoir le droit d’émettre des objections. »

Le reportage diffusé dimanche soir affirmait que les intentions de M. Kerry sont que l’accord-cadre, même dépourvu de substance et d’autorité, régulerait les pourparlers, qui continueraient jusqu’à la fin de l’année.

Cependant, lorsque le secrétaire d’État a annoncé la reprise des négociations de paix en juillet, il avait prévu une période de 9 mois pendant laquelle il planifiait d’atteindre un accord de paix permanent et complet.

Ces neufs mois finissent en avril, et le chef palestinien des négociations, Saeb Erekat, a déclaré la semaine dernière qu’il ne voyait pas pourquoi il fallait prolonger les négociations après cette limite.

Les médias suggéraient la semaine dernière que le Premier ministre et ses hauts fonctionnaires étaient enclins à accepter l’accord-cadre sans engagement. Il était également indiqué que les Palestiniens comptent le rejeter et se préparent à une guerre légale et diplomatique contre Israël.

Il va maintenant être encore plus difficile pour John Kerry de faire accepter son accord-cadre si « affaibli » aux Palestiniens, selon le reportage de Channel 10.