Le secrétaire d’État américain John Kerry a affirmé que les États-Unis avaient insisté pour un traitement juste d’Israël, dimanche, à la Conférence de Paris sur le Proche-Orient.

Le chef de la diplomatie américaine a remercié la France d’avoir accueilli cette conférence internationale qui a réuni dimanche les représentants de 75 pays et organisations, mais en l’absence des parties concernées.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui assistait dimanche à la conférence de paix pour le Proche Orient de Paris, a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu et promis d’empêcher toute action découlant de la conférence, que ce soit durant le sommet lui-même ou devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

« Nous n’avons pas adouci » le texte. « Nous avons fait ce qu’il fallait pour obtenir une résolution équilibrée » qui, au final, « parle de façon positive, plutôt que négative, aux deux parties ».

Mais il a indiqué avoir dû insister pour que soit incluse dans le communiqué une condamnation de la poursuite des violences, visant les attaques palestiniennes contre les Israéliens.

« Quand il nous a semblé que ce n’était pas équilibré (…) nous nous sommes battus pour résoudre ça », a dit M. Kerry à des journalistes, à l’issue de la conférence.

Il s’est aussi félicité du communiqué final en faveur d’une solution à deux États, qui verrait un État palestinien coexister en paix avec Israël.

Le Premier ministre a rappelé à Kerry que l’administration américaine sortante avait déjà nui à Israël en n’apposant pas son veto à la résolution 2334 adoptée le mois dernier, qui fustigeait les implantations.

Aucune autre résolution ne devrait être votée, a déclaré Netanyahu, que ce soit à New York ou à Paris.

Kerry a promis à Netanyahu qu’il n’y aurait pas d’action supplémentaire après la Conférence de Paris, et que Washington s’opposerait à toute démarche devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

A propos de Jérusalem, John Kerry a indiqué avoir dit au chef du gouvernement israélien que les États-Unis n’avaient « jamais remis en question », les « profonds liens historiques et religieux d’Israël avec la cité et les sites saints ».

« Cette résolution ne préjuge en rien des résultats de négociations sur le statut permanent de Jérusalem Est qui doit refléter ces liens historiques et les réalités sur le terrain », a-t-il poursuivi.

Le Royaume-Uni a pour sa part ignoré la conférence de Paris, en n’y envoyant aucun représentant important, a annoncé le <em>Guardian</em>.

Le journal a suggéré que le Royaume-Uni tentait de garder de son côté le président américain élu Donald Trump et ne pas se l’ « aliéner ».