Cet accord d’achat a plongé plus de 1 000 propriétaires de maisons dans l’incertitude parce qu’ils sous-louaient les terrains sur lesquels ils avaient construits leurs habitations au FNJ-KKL, qui détient actuellement les principaux baux.

Dans une lettre écrite aux résidents de Talbieh et Nayot, Daniel Atar a affirmé que le représentant des investisseurs a envoyé la semaine dernière un courrier au FNJ-KKL menaçant d’annuler le bail actuel, qui court jusqu’au début des années 2050.

Il affirme que les investisseurs « continuent à durcir leurs positions au nom du profit, en vous utilisant avec cynisme, vous, les habitants, en tant qu’otages pour optimiser leurs bénéfices ».

« Il n’y a aucun doute sur le fait que le gouvernement d’Israël ne peut autoriser une situation dans laquelle des habitants sont à la merci d’un groupe d’investisseurs privés (dont les identités ne sont pas complètement connues) sans aucune régulation sur l’affaire », a indiqué le porte-parole du FNJ-KKL au Times of Israel.

Avraham Aberman, partenaire d’Ephraim Abramson, qui représente les investisseurs, a riposté mercredi, affirmant au Times of Israel que la menace avait été faite après que le FNJ-KKL a échoué à payer les versements propres au bail depuis plus de 10 ans, et que les contrats hérités du patriarcat permettaient aux propriétaires d’annuler les baux si les échéances n’étaient pas payées dans les trois mois suivant un avertissement, sans toutefois nuire aux droits des propriétaires.

Ce sont une petite soixantaine d’hectares qui posent problème dans le quartier favorisé de Talbieh, dans le centre de Jérusalem, ainsi que dans le quartier de Nayot, qui s’étend largement dans la Vallée de la Croix, une étendue rare de terrains qui n’ont pas été développés et qui sont vénérés comme étant le lieu où – selon les chrétiens – le bois avait été pris pour fabriquer la croix de Jésus.

Le secteur comprend également une grande partie du musée d’Israël et des hôtels bien connus, comme l’Inbal et le Dan Panorama.