La Banque centrale jordanienne a renouvelé son soutien mardi à l’Arab Bank, reconnue coupable de financer des activités terroristes par un tribunal new-yorkais, et estimé que ses transactions étaient « régulières ».

La prestigieuse banque internationale basée en Jordanie a été reconnue coupable lundi d’avoir notamment financé les mouvements islamistes palestiniens Hamas et Jihad islamique, considérés aux Etats-Unis comme des organisations terroristes.

La Banque centrale jordanienne a affirmé dans un communiqué « sa ferme conviction que les opérations financières de l’Arab Bank étaient régulières ».

« La banque centrale et le gouvernement jordanien ont suivi de près le développement du procès intenté à cette banque par un tribunal new yorkais en lui fournissant soutien et assistance », indique-t-elle.

Après près de dix ans d’instruction et un mois de procès, un jury populaire a répondu par l’affirmative aux vingt-quatre chefs d’accusation retenus contre l’établissement financier et reconnaissant sa culpabilité.

Les avocats de la banque ont annoncé dans la foulée leur intention de faire appel d’un jugement qu’ils ont qualifié de « simulacre de justice ».

L’établissement comparaissait depuis mi-août après une plainte déposée par quelque 300 Américains, victimes ou ayants droit de victimes d’une vingtaine d’attentats entre 2001 et 2004 en Israël, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

L’Arab Bank était accusée d’avoir versé, par l’intermédiaire de l’organisation non-gouvernementale Saudi Committee, 5 300 dollars à chacune des familles d’auteurs d’attentats suicide.

La banque n’a pas nié avoir transféré de l’argent à des Palestiniens à la demande de Saudi Committee, qui a des comptes chez elle. Mais elle objectait que les bénéficiaires ne figuraient sur aucune liste terroriste et que rien ne pouvait prouver que cet argent avait servi à financer des attentats.