Au sein du duo, Tomer Hanuka est chargé des encrages. Formé aux Etats-Unis, il revendique des illustrations dans des magazines comme « The New Yorker » ou « Rolling Stones », rapporte Le Point.

Asaf Hanuka, qui s’occupe des dessins, est beaucoup plus connu en Israël. Il a dessiné pendant deux ans son quotidien dans un journal israélien. La bande dessinée « Ko à Tel-Aviv », saluée par la critique, est née de ce projet.

Chez ces artistes israéliens, l’internationalisation est une nécessité.

« Israël n’est pas un pays de tradition de bande dessinée, les auteurs israéliens ne publient presque pas en Israël car le marché est trop exigu, donc ils doivent devenir internationaux », explique Didier Pasamonik, directeur de la rédaction du site Actua BD.

Tomer Hanuka confirme cet état de fait : « La bande dessinée reste pour l’instant une niche en Israël. Cet album, ‘Le Divin’, ne sera pas vendu là-bas. »

Assaf renchérit en précisant que « contrairement à la France où dès l’enfance on lit Astérix, en Israël on ne grandit pas avec des bandes dessinées. Mais avec Internet, les jeunes ont pu découvrir et lire des BD. Et j’enseigne la BD à l’université où j’ai une quarantaine d’élèves par an, dont beaucoup veulent être auteurs de BD ».