Dans une interview RFI, l’écrivain Claude-Catherine Kiejman, auteure de la biographie « Golda Meir : une vie pour Israël », revient sur le destin incroyable de l’ancien premier ministre israélien.

Enfant à Kiev, adolescente aux États-Unis et adulte en Israël, la biographie de cette personnallité politique atypique revient sur une enfance marquée par les pogroms.

Golda Meir définit cette peur comme : « la terreur la plus évidente de mes souvenirs. »

La jeune enfant, qui n’a pas plus de sept ans lorsque les pogroms menacent les citoyens juifs de l’empire russe, restera traumatisée à vie.

Claude-Catherine Kiejman explique que c’est ce qui forgera aussi son caractère politique.

Témoin de cette vulnérabilité des juifs, elle aura par la suite l’obsession de la défense de ces derniers. Selon les termes de l’auteure, Golda Meir « est marquée par la volonté de survivre et de se défendre. »

Le titre du livre illustre le combat de cette femme. Golda Meir est vouée à la cause du sionisme défini comme le nationalisme socialiste juif.

Pour Golda Meir, c’est en Israël que les juifs peuvent survivre et se défendre.

La ténacité de Golda Meir a été saluée par Ben Gurion qui considérait qu’elle avait largement participé à la construction d’Israël : « c’est une femme qui a permis à l’État juif de voir le jour, » a-t-il déclaré.

Golda Meir s’est rendue aux États-Unis pour récolter des fonds auprès de la communauté juive américaine. Elle a ainsi parcouru le territoire américain et rapporté 50 millions de dollars qui ont aidé à la défense d’Israël contre les pays arabes.

Israël achète avec cet argent des armes à la Tchécoslovaquie.

« C’est une femme hors du commun avec un destin hors du commun, » conclut Claude-Catherine Kiejman.

Golda Meir occupera diverses postes de ministres pendant des années, jusqu’à la fonction de Premier ministre à 71 ans alors qu’elle est extrêmement fatiguée.

Le pouvoir lui redonnera la force physique de se battre.

Le livre Golda Meir : une vie pour Israël est disponible aux Éditions Tallandier.