La Bulgarie fait des progrès dans la chasse aux terroristes responsables d’un attentat en juillet 2012 dans la ville balnéaire de Bourgas qui a fait cinq victimes israéliennes, a déclaré le dirigeant du pays mardi à Jérusalem.

« Nous sommes reconnaissants du soutien et de l’aide de la police du côté israélien lors de l’enquête sur cet acte terroriste », a déclaré le Premier ministre Plamen Oresharski. « Je pense que serons bientôt en mesure de traduire en justice ceux qui sont à blâmer pour cet acte terroriste ».

S’exprimant par le biais d’un interprète lors d’un événement organisé par le Conseil d’Israël sur les relations étrangères, Oresharski a indiqué qu’il espérait élargir la coopération sécuritaire avec Israël et qu’il soutenait pleinement l’initiative du ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman de créer « un groupe régional » pour répondre aux attaques terroristes et aux autres crises à venir.

La Bulgarie a appuyé la décision d’ajouter l’aile militaire du Hezbollah – le groupe libanais qu’elle accuse de l’attaque de Bourgas – à la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, a-t-il précisé. Mais, en réponse à une question posée par le Times of Israel, il a noté que son gouvernement n’a pas l’intention de promouvoir une liste noire de toutes les parties du Hezbollah, parce qu’il « ne veut pas perturber le processus en cours dans la région ».

Lundi, Oresharski a visité les familles des victimes israéliennes du bombardement du 18 juillet 2012, dans l’est de la station balnéaire bulgare de Burgas, qui a tué six personnes, dont cinq touristes israéliens.

Lors de la réunion, il a signalé que des « progrès » avaient été faits dans l’enquête sur l’attaque, mais n’a pas élaboré.

Selon les rapports des médias bulgares, l’auteur présumé était un Algérien d’origine, qui a vécu pendant un certain temps au Maroc et a été formé au Sud-Liban.

La semaine dernière, le directeur d’Europol Rob Wainwright a déclaré avoir été « très impressionné de la façon dont les autorités bulgares menaient l’enquête » sur l’attentat de Bourgas, ajoutant qu’il est « convaincu qu’il y aura une fin fructueuse à cette importante affaire ».

Si le Hezbollah nie toute implication dans l’attentat, les autorités israéliennes et bulgares affirment détenir des preuves claires liant l’organisation chiite à l’affaire.

« Toutes les traces y mènent », indique le ministre de l’Intérieur de Bulgarie Tsvetlin Yovchev le mois dernier. « Ce que nous pouvons prouver au tribunal est une autre affaire. Si vous me demandez si je suis certain de cela – oui, je le suis ».

Oresharski et plusieurs ministres importants du cabinet bulgare sont en Israël pour une visite de trois jours, surtout portée sur le renforcement des liens commerciaux.

Ils devaient rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Shimon Peres, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, le chef de l’opposition Isaac Herzog, le ministre de l’Agriculture Yair Shamir, le président de la Knesset Yuli Edelstein et le ministre du renseignement Yuval Steinitz.

La délégation se rendra également à Ramallah pour des entretiens avec de hauts responsables palestiniens.