Une carte du sud du Liban diffusée cette semaine par l’armée israélienne, qui identifiait les emplacements du Hezbollah de ses infrastructures et de ses armements le long de la frontière israélienne était une invention, a admis l’armée jeudi.

La carte, publiée sur Twitter par l’armée jeudi, montrait plus de 200 villes et villages, qui étaient, selon l’armée, devenues des bases d’opérations, ainsi que plus de 10 000 cibles potentielles pour des frappes israéliennes dans le cas d’une nouvelle guerre contre le groupe terroriste.

« C’est un crime de guerre », a affirmé l’armée dans son tweet.

La légende de la photo prétendait que le document avait été « déclassifié » dans ce qui a été interprété comme une tentative de la part de l’armée de former des arguments pour une future action militaire, mais également comme un avertissement au groupe terroriste, pour démontrer la supériorité des services de renseignements israéliens.

Mais jeudi, sur la base d’une analyse de l’utilisateur Twitter JudgeDan48, il est devenu évident que cette carte avait en fait été préparée par le bureau du porte-parole. Les démarcations ostensibles des emplacements du Hezbollah étaient en réalité une série de points répartis en schémas répétés sur la carte du sud du Liban. *

Un porte-parole de l’armée a admis que l’infographie était une « illustration » qui a été présentée à tort comme un renseignement déclassifié.

« Cette illustration reflète la façon dont le Hezbollah a placé ses infrastructures terroristes dans le domaine civil », a déclaré le porte-parole au Times of Israel.

Selon un reportage de la Deuxième chaîne mardi, la carte illustrative a été montrée à quasiment tous les diplomates étrangers en visite en Israël, pour prouver que bien que le Hezbollah soit lourdement impliqué dans la guerre civile en Syrie, il continue à s’armer pour son conflit avec Israël tout en s’implantant encore davantage dans la population civile près de la frontière.

Le Hezbollah a accusé Israël d’attaquer ses installations par des frappes aériennes à deux reprises au cours des deux dernières semaines. Israël n’a pas confirmé ces accusation, mais le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré jeudi que l’armée œuvre pour s’assurer que le Hezbollah ne détienne pas d’arme nucléaire.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.