KIEV — Une équipe internationale de chercheurs a lancé une étude de sites de massacres de l’époque de l’Holocauste dans la région Kremeents de l’ouest de l’Ukraine.

Le projet a été initié cette année par l’Alliance Internationale du Sourvenir de l’Holocauste, ou AISH, dont le rapport d’avril sur les sites de massacres a exclu de mener des fouilles archéologiques dans ces lieux, puisque cela enfreindrait la loi juive.

L’équipe d’étude, dirigée par Meylakh Sheykhet, le directeur du groupe Ukraine pour l’Union des Conseils pour les Juifs dans l’ancienne Union Soviétique, plus tôt ce mois a utilisé l’imagerie géophysique pour délimiter une zone où, en 1942, des soldats nazis ont enterré des milliers de Juifs qu’ils avaient tués.

« L’endroit précis où ils sont enterrés est difficile à localiser parce que le lieu désigné où nous menons nos recherches était principalement basé sur des témoignages »a déclaré Ksenya Bondar, une géologue de l’Université nationale Taras Shevchenko de Kiev, qui a participé à l’enquête. « Nous devons scanner la zone bande par bande ».

L’enquête à Kremenets fait partie d’un plus grand projet lancé plus tôt cette année par Sheykhet avec le financement du gouvernement fédéral allemand, qu’il a pu récupérer par l’intermédiaire de l’ambassade allemande en Ukraine. Les membres ukrainien et britannique de l’équipe ont réalisé plusieurs scans plus tôt cette année, a-t-il déclaré.

« La procédure est nécessaire maintenant parce que ce sont les dernières années où nous disposons de témoignages de personnes qui peuvent nous dire où chercher », a déclaré Sheykhet pour expliquer pourquoi il poussait le projet.

Il a aussi cité des constructions qui ont parfois lieu en l’Europe de l’est dans des charniers avec ou sans la connaissance des entrepreneurs.

« La technologie nous permet maintenant d’établir des vérités historiques sans déranger les droits des victimes à leur repos ultime, a expliqué Sheykhet. Nous devons donc agir sur une combinaison de circonstances ».