L’extension des nominations politiques dans les ministères du gouvernement a pris un autre tournant mardi, quand la Commission du service public a approuvé le recrutement de 22 vice-directeurs généraux.

Udi Prawer, Commissaire du Service public par intérim, était le seul membre d’une commission spéciale à objecter, selon le quotidien The Marker.

Le Commissaire sortant Moshe Dayan avait rejeté une proposition similaire à la fin de son mandat.

Ils avaient tous deux reporté le débat sur cette proposition à plusieurs reprises.

La nomination politique de directeurs adjoints par les ministres a été soumise par une commission dirigée par Ayelet Shaked (haBayit HaYehudi), ministre de la Justice, et Yariv Levin (Likud), ministre du Tourisme.

Les directeurs des ministères sont embauchés par le biais d’une nomination politique.

Parmi ceux qui ont voté en faveur de cette proposition, on retrouve les directeurs de 4 ministères, notamment ceux des ministères de Shaked et Levin, et du ministère de la Culture et des Sports, dirigé par Miri Regev (Likud). Les représentants du public au sein de la commission ont également soutenu cette mesure, notamment la comptable Iris Stark, l’ancien directeur du ministère des Finances Doron Cohen, et l’ancien ministre de la Justice Guy Rotkopf.

La proposition de compromis de Prawer, consistant à confier les nominations à un comité de recherche sur la base de critères strictes, a été rejetée par Shaked.

L’article de The Marker indique également l’approbation, par l’écrasante majorité du comité a contrasté drastiquement avec l’opposition professionnelle exprimée dans les couloirs du gouvernement, et « a soulevé des interrogations quant à la liberté d’opinion dont jouissent les directeurs des ministères, qui sont, de toute évidence, conscients que les ministres aimeraient voir davantage de nominations politiques ».

Cette proposition a été adoptée par la Commission du service public, sous conditions : les directeurs nommeront leurs adjoints, à la place des ministres, et les conditions strictes ont été définies.

Avec 15 vice-directeurs déjà en fonction, il ne reste que 7 nominations politiques à ce stade, ce qui couterait quelque 14 millions de shekels.

Cette mesure doit encore être approuvée par le gouvernement et le département du budget du ministère des Finances.