Montréal – Les efforts pour réinstaurer la Jewish Defense League [JDL] à Montréal à la lumière des incidents antisémites suite au conflit de Gaza ont été froidement reçus par la communauté juive de la ville.

Rabbi Reuben Poupko du Center for Israel and Jewish Affairs [centre pour Israël et les affaire juives], l’organisme officiel de défense [de la communauté juive] a qualifié le groupe de « marginal » et de « superflu ».

La JDL est inactive à Montréal depuis des décennies.

Le leader de la JDL de Toronto, le canadien Meir Weinsten, 56 ans, devait rencontrer des partisans potentiels le 3 août à Montréal. Il a évoqué fin juillet la possibilité d’ouvrir des branches de la JDL à Ottawa, Calgary et Vancouver.

Poupko affirme que le Centre for Israel and Jewish Affairs était satisfait de la manière dont la police a réagi aux incidents. Il y a eu des cas isolés d’attaques verbales et physiques sur les Juifs. L’une des mesures prise par la police était de renforcer les patrouilles aux alentours des institutions juives.

Un groupe québécois anti-islamophobie demande au ministre du Québec en charge de la sécurité publique de bannir la JDL et a lancé une pétition en ligne.

Le FBI a qualifié la JDL dans ses rapports sur le terrorisme en 2000 et en 2001 de « groupe terroriste de droite ». Il cite, notamment, une tentative ratée de poser une bombe dans une mosquée en Californie en 2001 impliquant des membres de cette organisation, selon le Canadian Broadcasting Corp.