Le 29 janvier prochain, rapporte le quotidien insulaire Corse-Matin, la cérémonie des 7 Ménoras d’or organisée par le B’nai B’rith « rendra un hommage exceptionnel à la population corse pour l’accueil et la protection des juifs tout au long de l’histoire ».

Et ce, non seulement durant la période de la Seconde Guerre mondiale, mais également depuis l’indépendance gagnée par Pascal Paoli, jusqu’à la lutte pour l’indépendance de l’Etat d’Israël.

A cette occasion les présidents des conseils départementaux de Corse du Sud et de Haute-Corse seront décorés.

En 1915, des juifs « syriens » étaient basés à Tibériade, qui était à cette époque entre les mains de l’Empire ottoman. Plus de 700 d’entre eux se réfugiaient d’abord à la Canée en Crète, puis en Corse, après avoir été chassés une nouvelle fois par les Grecs.

Cette communauté juive moyen-orientale trouve un refuge et un accueil chaleureux à Ajaccio et à Bastia. Les adultes y travaillent et fondent une école pour les enfants ou le corse est enseigné aux cotés du judéo-arabe et de l’hébreu. La population corse fait de son côté part d’une grande générosité en aidant la population à s’habiller.

Durant la Seconde Guerre mondiale les juifs ont été protégés aussi bien par les autorités que par la population.

Dans une interview menée par Corse Matin, Serge Klarsfeld avait souligné l’attitude exemplaire des familles corses. « Au-delà de l’élan d’humanité, leur sens de l’hospitalité montre qu’elles étaient imperméables à la propagande antisémite, » explique l’historien.