Les forces de sécurité ont commencé à détruire 10 constructions illégales des postes avancés de Cisjordanie à Maale Revaham tôt dans l’après midi de mercredi.

Suite au rejet des revendications des résidents de la Haute Cour, à savoir que la terre des bâtiments avait été légalement achetée.

A la dernière minute, la Cour suprême avait ordonné une injonction contre la démolition imminente des 10 structures jugées illégales dans l’avant-poste en Cisjordanie, obligeant l’armée à suspendre temporairement l’opération de démolition.

L’injonction a été délivrée tard dans la matinée de mercredi matin, et est arrivée alors que les forces armées se préparaient à faire face à de violentes résistances des résidents à la destruction des 28 bâtiments, dont une synagogue, ordonnée par la cour.

Les forces de sécurité étaient déjà arrivées à Maale Revaham, dans le sud de Jérusalem, quand l’ordre de la cour a été délivré suite à un appel des résidents de la décision.

Après que la cour ait rejeté les demandes des résidents, les forces armées ont eu le feu vert pour commencer la démolition des bâtiments, dont trois résidences de familiales.

A peu près 20 véhicules de polices ont été dépêchés à l’avant-poste mercredi matin qui ont dû traverser une route jonchée de pneus en train de brûler et recouverte de barricade de pierres, selon Israel radio.

D’après la radio militaire, ils ont aussi dû faire face à des jets de pierres et des insultes de la part d’hommes masqués.

Au moins quatre personnes ont été arrêtées pour avoir essayer d’empêcher les troupes de la police des frontières d’arriver sur le site.

La démolition de ces structures, qui ont été construites sur des terres privées pas loin de larges implantations, est intervenue six mois après que la Haute Cour les aient déclarés illégales.

En novembre 2013, la présidente de la Cour Suprême Miriam Naor a rendu une décision statuant que l’Etat devait démolir les immeubles dans les six mois et critiquant le fait que l’Etat ne l’ait pas fait avant.

Depuis que la décision a été rendue, les habitants de l’avant-poste ont refusé de quitter les lieux, faisant craindre aux forces de l’ordre des résistances, des protestations à grandes échelles et même de la violence quand les ordres de la cour seront menés à bien mercredi.

Quelque 16 familles vivent dans ces immeubles prévus à la destruction.

Sept immeubles se situent à Givat Asaf, près de Beit El, dont un qui est utilisé comme une synagogue. Sept autres se trouvent à Ramat Gilad, près de Karnei Shorom et 10 à Maale Rehavam dans le bloc d’implantations de Gush Etzion.

D’autres constructions à Maale Rehavam ont été jugées légales par la cour. Elles vont sûrement recevoir l’autorisation du gouvernement de rester en place en conséquence du sceau d’approbation donné à l’avant-poste.

Deux autres avant-postes, Givat Haraa et Mitzpe Lanish, doivent recevoir l’autorisation aussi.

Le mois dernier, une mesure des forces armées pour détruire des bâtiments illégaux à Mitzpeth Yitzhar, pas loin de l’implantation de Cisjordanie de Yitzhar, a entrainé de violentes émeutes des résidents locaux, énervés par la démolition nocturne et ont saccagé un poste de l’armée.

Des centaines de soldats sont censés exécuter l’ordre de démolition, et les zones autour des avant-postes ont été déclarées zones militaires fermées.

La décision de démolir ces structures a été prise dix ans après avoir été construites construites, et six ans après que l’ONG La Paix Maintenant fasse appel au gouvernement pour faire évacuer les six avant-postes en Cisjordanie : Givat Asaf, Mitzpe Yitzhar, Ramat Gilad, Maale Rehavam, Givat Haraa, et Mitzpe Lachish.