La Cour suprême ordonne le retrait des panneaux appelant à la pudeur à Beit Shemesh
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La Cour suprême ordonne le retrait des panneaux appelant à la pudeur à Beit Shemesh

La Cour a déclaré que les pancartes devaient être retirées d’ici le 12 décembre. Pour la justice, Israël "n’a pas de rues interdites aux femmes"

Juifs ultra-orthodoxes à Beit Shemesh devant une pancarte appelant les femmes à ne pas passer par là, le 26 décembre 2011 (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Juifs ultra-orthodoxes à Beit Shemesh devant une pancarte appelant les femmes à ne pas passer par là, le 26 décembre 2011 (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

La Cour suprême a ordonné à la municipalité de Beit Shemesh de retirer les pancartes appelant les femmes à se vêtir avec pudeur.

Lundi, la Cour a rejeté un appel de la ville qui contestait une décision d’une juridiction inférieure demandant de retirer les panneaux. La Cour suprême a demandé à ce que les panneaux, qui excluent les femmes de la sphère publique selon la justice, soient enlevés d’ici le 12 décembre, d’après le site d’information Ynet.

Beit Shemesh, une ville de 110 000 habitants située à 30 km à l’ouest de Jérusalem, devra payer 10 000 shekels – environ 2 400 € – pour chaque cas où la décision de la Cour n’est pas appliquée.

Dans son appel, la ville explique que les panneaux exigeant de se conformer au code vestimentaire ultra-orthodoxe sont de simples « panneaux idéologiques ».

« Israël n’a pas de rues interdites aux femmes, » a rétorqué le juge Hanan Meltzer au tribunal, selon Ynet.

La justice a déjà ordonné à Beit Shemesh d’enlever des pancartes en 2015, la Haute Cour stipulant alors que ces panneaux « causaient un sérieux tort à la dignité humaine, l’égalité, le libre choix et l’autonomie ».

Deux ans plus tard, alors que les pancartes n’avaient toujours pas été retirées, des femmes ayant porté plainte à l’époque se sont tournées vers une Cour administrative pour faire appliquer la décision.

Beit Shemesh est le siège d’un conflit entre les habitants ultra-orthodoxes, religieux non ultra-orthodoxes et non-religieux à propos de l’habillement des femmes et de la ségrégation des sexes dans les bus. Lors d’un incident très médiatisé en 2011, une petite fille orthodoxe de 8 ans a été harcelée par des hommes ultra-orthodoxes sur son chemin de l’école, au prétexte d’une tenue impudique.

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