La Cour suprême israélienne a refusé mardi de débattre des messages qu’un « Messie pour le monde » autoproclamé aurait reçu du « Créateur du Monde », malgré l’insistance du requérant, qui assure qu’une « responsabilité sur le sort du monde » repose sur ses épaules.

Les juges Noam Solberg, Uri Shaham et David Mintz ont expliqué leur refus : « le requérant, qui a signé cette requête ‘Un prophète comme Moïse, Messie pour le monde’, indique qu’il agit au nom du Créateur du monde et qu’il est porteur de messages de Sa part, et qu’il est vital d’enquêter [sur ces messages] devant cette Cour, afin que [cette Cour] partage avec lui la lourde responsabilité du sort du monde qui repose sur ses épaules. »

Hélas, la Cour suprême d’Israël a choisi de décliner cet honneur : « la demande du requérant ne justifie aucune intervention judiciaire », ont écrit les juges.

La partie appelante, Dov Sobol, s’était déjà tourné vers la Cour suprême pour des questions d’ordre théologique, ainsi que vers d’autres tribunaux.

En 2015, Sobol avait demandé à la Cour suprême de forcer le Premier ministre Benjamin Netanyahu à lire son livre, « afin de sauver le monde de ses troubles à venir et d’apporter la paix dans le monde. »

Les juges Salim Joubran, Yoram Danziger et Anat Beron avaient rejeté cette demande, mais non sans l’avoir lue.

« Nous avons étudié cette demande, avaient-il assuré à Sobol, mais n’avons pas d’autre choix que de refuser. »