La Cour suprême a rejeté lundi l’appel des familles des deux terroristes Palestiniens qui s’opposent à la démolition de leurs maisons par Israël.

Une des maisons appartient à la famille de Mohammed Abdel Basset al-Kharoub, qui a tué le Rabbin Yaakov Don, Ezra Schwartz et Shadi Arafa et a blessé sept autres personnes dans l’attaque par arme à feu du 19 novembre 2015 au carrefour du Gush Etzion.

L’autre maison appartient à la famille de Raed Khalil, qui a tué Aharon Yisayev et Reuven Aviram dans l’attaque au couteau à Tel Aviv le même jour. Les deux maisons se trouvent dans la région de Hébron en Cisjordanie.

La Cour suprême a décidé que les injonctions provisoires pour stopper la démolition des maisons devraient expirer ce 22 février, ce qui laissera assez de temps aux familles pour se préparer à leur évacuation.

Les forces de sécurité affirment que la pratique de démolitions de maison a le potentiel de dissuader d’éventuelles attaques. La Cour a accepté lundi, en annonçant que « l’abilité à prévenir de futures effusions de sang demande d’endurcir nos cœurs afin d’épargner les prochaines victimes, plus que d’avoir pitié pour les maisons des occupants. »

La décision de la Cour vient parmi de récents appels de l’Union européenne pour demander à Israël d’arrêter la démolition des maisons de Palestiniens. Des ministres des Affaires étrangères de 28 nations de l’UE ont confirmé « la ferme opposition de l’Union européenne à la politique israélienne liée aux implantations » et critiquent les actions, incluant les démolitions, confiscations et transferts forcés.

Alors que les signataires de pétition sont opposés aux démolitions de maisons qui sont une punition injustes pour les familles qui y habitent, la Cour a statué que le prix est justifié et ce, même si une seule vie peut être sauvée.