La crise russe a débuté lorsque le pays a envahi la péninsule de Crimée en Ukraine, au mois de mars, incitant les pays occidentaux à multiplier les sanctions.

La chute des prix du pétrole depuis le mois de novembre n’a fait qu’aggraver la situation. Ce mardi, le rouble a plongé de plus de 11 % face au dollar, ce qui constitue sa plus forte baisse en une journée depuis la crise financière russe de 1998.

Les hommes d’affaires israéliens touchés par cette crise sont principalement Lev Leviev et Eliezer Fishman, rapporte le quotidien Haaretz. Tous deux sont détenteurs d’intérêts immobiliers importants en Russie. Le cours des actions de leurs sociétés, respectivement Africa Israel et Mirland, a plongé au cours de ces derniers mois. Les investisseurs craignent que ces entités ne soient pas en mesure de rembourser leurs dettes.

D’une façon plus générale, beaucoup de citoyens israéliens sont susceptibles de ressentir l’impact de la crise. Parmi eux beaucoup d’immigrants qui se sont installés en Israël au début des années 1990, en provenance de l’ancienne Union soviétique.

Ces « nouveaux » israéliens sont particulièrement exposés à la volatilité de la monnaie russe en raison des intérêts qu’ils détiennent en Russie, notamment en matière d’importations et d’exportations. Une autre conséquence de la crise pourrait être l’apparition soudaine d’une nouvelle vague d’immigration en provenance de Russie.

Mais les effets indirects de la crise financière russe pourraient se manifester plus fortement encore en Israël. La Russie est un acteur incontournable sur la scène économique mondiale, et une détérioration de son économie pourrait avoir un impact négatif sur l’économie mondiale et par effet de ricochet sur l’économie israélienne.

Rappelons que la Russie dispose d’une industrie militaire importante avec des clients qui figurent pour certains parmi les ennemis de l’État d’Israël.

Acteur majeur de l’exportation pétrolière et gazière en Europe, la Russie occupe une place centrale dans l’équilibre économique de la région. Ce constat explique la volonté de l’Occident, malgré les sanctions, de ne pas voir s’écrouler l’économie de leur voisin. Actuellement, les marchés financiers sont particulièrement inquiets, ce qui n’augure rien de bon.