Le leader du parti d’opposition Yesh Atid, Yair Lapid, et le nouveau chef de la formation travailliste Avi Gabbay ont critiqué Netanyahu dans le cadre des diverses enquêtes pour corruption qui visent le Premier ministre et ses associés, suggérant que les partis de la coalition le poussent à présenter sa démission.

« Le Premier ministre a clamé encore et encore, en réponse à toutes les allégations et à toutes les suspicions, depuis les sous-marins jusqu’à Bezeq, qu’il ne savait rien. Qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il se passait autour de lui. Qu’il n’avait aucune idée de ce que faisaient ceux qui étaient les plus proches de lui. Qu’il ne savait pas ce qu’il se passait dans son propre bureau », a déclaré Lapid au début de la rencontre hebdomaire de sa faction.

« C’est une affirmation qui est très dure à accepter mais admettons. Si vous ne savez pas ce qu’il se passe dans votre bureau, comment parvenez-vous exactement à gérer les affaires de l’Etat ? », a interrogé Lapid. « Je veux citer ce que Netanyahu lui-même avait dit d’Ehud Olmert [ancien Premier ministre qui a été récemment libéré de prison où il y a purgé une peine pour corruption] pour des accusations moindres : ‘Un Premier ministre plongé jusqu’au cou dans des enquêtes n’a ni légitimité publique, ni légitimité morale pour prendre des décisions cruciales. Le gouvernement doit dire : ‘On s’arrête là' ».

Netanyahu n’est pas suspect dans l’affaire des sous-marins, mais fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs autres dossiers.

Gabbay a vivement recommandé pour sa part aux partis de la coalition de dissoudre le gouvernement en raison des affaires.

« Ceux qui ont voté pour Bennett, Deri, et Kahlon ne comprennent pas leur silence public et attendent d’eux qu’ils disent à Netanyahu très exactement ce qu’il avait dit à Olmert à l’époque : On s’arrête là ».

« Ils attendent d’eux qu’ils fassent preuve d’un courage public et qu’ils démantèlent le gouvernement », a ajouté Gabbay. « Je le recommande vivement aux chefs des partis de la coalition : Tout cela ne vous correspond pas, mettez-y un terme et dites à Netanyahu : On s’arrête là ».