La présidente des étudiants de l’Université du Wisconsin-Madison a présenté ses excuses pour avoir organisé une réunion à Pessah qui avait comporté un vote sur une résolution anti-israélienne.

Au mois d’avril, l’association des étudiants de Madison avait adopté la résolution appelant au désinvestissement dans les entreprises opérant dans de nombreux pays avec notamment un amendement ciblant spécifiquement Israël. Plusieurs représentants juifs étaient absents de la réunion ce jour-là.

Une commission étudiante a ordonné à la présidente de l’association, Katrina Morrison, de présenter ses excuses lors de sa première réunion après que l’une de ses anciennes représentantes, Ariela Rivlin, a porté plainte concernant le vote de Pessah.

Mardi, Morrison a expliqué que l’association universitaire devait fonctionner dans une atmosphère de respect pour toutes les opinions et reconnaître l’importance de Pessah.

« En plus des autres fêtes religieuses, le conseil des étudiants devrait toujours faire des efforts concertés pour accommoder ceux qui pourraient vouloir participer à la réunion mais qui se trouvent dans l’incapacité de le faire en raison de leurs pratiques religieuses », a déclaré Morrison selon le journal étudiant, The Badger Herald.

« Je suis sincèrement désolée pour la souffrance que j’ai causée à la communauté juive », a-t-elle indiqué. « Jusqu’à la fin de mon mandat, j’oeuvrerai quotidiennement à regagner la confiance des étudiants juifs de cette université ».

Mardi également, l’association étudiante a adopté une résolution contre l’antisémitisme et autres formes de haine lors d’un vote unanime. Il a établi que l’association étudiante condamne le harcèlement, la discrimination et les intimidations quelles qu’elles soient envers tous les étudiants d’identités différentes et s’est excusée pour cette réunion de Pessah.

La résolution anti-israélienne qui a été adoptée le 12 avril, second jour de Pessah, a appelé l’université à désinvestir des entreprises impliquées dans les prisons privées, la fabrication d’armes, les énergies fossiles et les murs frontaliers ainsi que les banques qui « oppriment les communautés marginalisées ».

Elle reprochait à Israël de former la police américaine d’une manière qui, affirmait-elle, était préjudiciable envers les Afro-américains. Tout en sachant que plusieurs représentants juifs se trouvaient dans l’incapacité d’assister à la réunion en raison des fêtes juives, Morrison avait suspendu les règles habituelles de l’association pour débattre et faire avancer un vote.

Le vote est survenu un mois après qu’une résolution de désinvestissement ciblant spécifiquement Israël a échoué à être adoptée par l’association étudiante et deux semaines après que l’association a approuvé une proposition visant à créer un nouveau sous-comité consacré à la transparence financière et à l’éthique.

Dans un communiqué émis après le vite, l’administration universitaire avait fait savoir que la résolution était non-contraignante et qu’elle ne résulterait pas en un changement des politiques universitaires ou dans ses approches d’investissement.