La famille d’un Israélien qui serait détenu par le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza a rencontré mercredi l’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, Jason Greenblatt, pour discuter des efforts déployés pour libérer leur proche.

Le frère d’Avraham, Avera Mengistu, Ilan, et sa mère, Agurnesh, se sont entretenus avec Greenblatt à la Maison Blanche.

« Aujourd’hui, j’ai accueilli la famille d’Avera Mengistu à la Maison Blanche », a tweeté Greenblatt.

« Avera est détenu par le Hamas à Gaza depuis plus de 1 000 jours depuis sa disparition en septembre 2014. Il est scandaleux que le Hamas ne le laisse pas rentrer chez lui ou communiquer avec sa famille. »

Greenblatt a également tweeté une prière, en hébreu et en anglais, implorant Dieu de donner de la force à Mengistu et de le ramener à sa famille.

L’envoyé spécial américain Jason Greenblatt, au centre, durant une conférence de presse concernant l’accord passé sur l’eau entre Israël et l’Autorité palestinienne (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

On pense que le Hamas détient deux citoyens israéliens – Mengistu et Hisham al-Sayed. Deux autres citoyens israéliens sont entrés dans Gaza et y sont toujours. L’un d’entre eux, Jumaa Abu Ghanima, était initialement considéré comme un troisième captif, mais on soupçonne maintenant qu’il a rejoint le Hamas.

Mengistu, al-Sayed et Abu Ghanima seraient tous atteints de troubles psychologiques. Le quatrième, dont le nom n’a pas été dévoilé, est soupçonné d’avoir traversé Gaza l’année dernière pour être avec sa famille qui y habite.

En outre, le Hamas détient les dépouilles de deux soldats de Tsahal tués au cours de la guerre d’été de 2014, le lieutenant Hadar Goldin et le Sgt. Oron Shaul.

La famille Mengistu s’est rendue aux États-Unis il y a une semaine pour demander de l’aide pour la libération de leur fils, notamment aux Nations unies et à la conférence annuelle des Fédérations juives d’Amérique du Nord.

La question des prisonniers détenus à Gaza est sujette à controverse en Israël, en particulier après l’accord chaudement contesté pour obtenir la libération du soldat israélien capturé, Gilad Shalit en 2011, qui a vu plus de 1 000 terroristes condamnés libérés des prisons israéliennes.

Le mois dernier, Ilan Mengistu a déclaré au Times of Israël que la famille avait du mal à sensibiliser la population au sort d’Avera, qui a des antécédents de maladie mentale.

Ilan a attribué en partie l’apathie d’Israël au fait qu’Avera vient de la communauté éthiopienne du pays et que ses parents ne parlent pas couramment l’hébreu. Mais il a dit qu’un obstacle plus important à connaître est le faible statut socio-économique de la famille.

Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israël)