Une délégation israélienne d’entreprises développant des technologies fintech a rencontré plus de 500 représentants des plus grandes banques japonaises et des sociétés fintech japonaises ainsi que des fournisseurs de services informatiques.

Organisée par l’autorité de l’Innovation d’Israël, le ministère israélien de l’Economie et de l’Industrie et le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, la délégation visait à présenter les technologies israéliennes aux entreprises japonaises qui investissent activement dans les solutions fintech avancées ces dernières années à la fois en coopérant avec d’autres institutions et de manière indépendante.

L’industrie financière au Japon est composée de plusieurs grands acteurs dont trois grandes institutions financières, Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), Mizuho Bank et Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG), qui gèrent collectivement quelque 6 billions de dollars, et qui sont actives dans plus de 50 pays. Ils emploient quelque 250 000 personnes et comprend des banques commerciales, des sociétés de valeurs mobilières et des sociétés de capital-risque.

En août, NTT Data, un fournisseur de technologie clé pour les institutions financières au Japon, a annoncé la création d’un consortium pour développer les technologies blockchain, tandis que Fujitsu Company, qui propose également des solutions complètes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, a établi un consortium en 2015, pour le développement de technologies innovantes pour les systèmes financiers japonais.

En outre, au cours des dernières années, le gouvernement japonais a entamé un processus de déréglementation pour faciliter l’intégration de l’innovation dans le secteur bancaire du pays, tout en apportant des changements législatifs qui faciliteront l’entrée des entreprises fintech sur le marché japonais, a précisé de la délégation dans une déclaration.

« Ce sont des changements de grande envergure qui ont lieu au Japon, y compris l’intégration de technologies avancées de différents domaines par les banques japonaises, la création d’accélérateurs sur le terrain, une déréglementation importante du gouvernement japonais et plus encore », s’est réjouie Noa Asher, représentante commercial d’Israël au Japon. L’objectif, a-t-elle déclaré, est que le ministère israélien de l’Economie aide les entreprises israéliennes à pénétrer le marché et à développer leur activité.

Il y a environ 543 entreprises fintech opérant en Israël dans des domaines aussi variés que les paiements en ligne, la détection antifraude, les technologies blockchain et d’assurance (Insurtech), selon Start-Up Nation Central, une organisation à but non lucratif qui suit l’industrie.

L’intensification de l’activité et la coopération accrue avec le Japon au cours des prochaines années pourraient conduire à une présence accrue des sociétés japonaises en Israël, a déclaré Avi Luvton, directeur exécutif de la région Asie-Pacifique de l’autorité de l’Innovation d’Israël.

La coopération dans les technologies innovantes renforcera ce potentiel, a-t-il déclaré. La participation à la délégation augmentera également les opportunités d’investissement ainsi que la coopération, ont déclaré les organisateurs.