La stabilité de la direction municipale de Jérusalem a été remise en question dans la nuit de lundi après l’annonce du retrait de la coalition au pouvoir au sein de la municipalité du parti local Hitorerut (L’éveil de Jérusalem).

Le départ du parti – composé de membres laïcs et nationaux religieux – laisse le maire Nir Barkat aux prises avec une coalition formée dorénavant d’un nombre écrasant de membres ultra-orthodoxes.

La formation a également annoncé que son chef, Ofer Berkovich, qui a été l’adjoint de Barkat, se présentera à la mairie de la ville à la fin de l’année 2018.

Hitorerut a fait savoir qu’il quittait la coalition suite à un accord passé au début de l’année entre Barkat et les leaders ultra-orthodoxes qui, selon ces derniers, cimenterait tout en officialisant la division entre les communautés ultra-orthodoxes et les autres dans certains quartiers de la capitale, par le biais de régulations et de financements.

Ofer Berkovitch, député-maire et chef de la faction de l’éveil (« Hitorerut »), photographié le 18 juillet 2013 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Les leaders du parti ont expliqué que leur opposition à l’accord avait entraîné des mesures punitives appliquées par le maire. Ils ont également accusé Barkat de placer ses propres intérêts au-dessus de ceux de la ville.

« Finalement, Jérusalem a été sacrifiée sur l’autel des aspirations politiques de Barkat », a commenté Berkovich. « Jérusalem est devenue la tribune politique de Barkat sur la trajectoire d’une carrière au niveau national. Tout ce qui ne peut pas être utilisé pour obtenir un gain politique est négligé. Et tout ce qui peut l’être est vendu ».

La municipalité, en réponse, a accusé Hitorerut de politiser les choses et de faire une propagande électorale tout en « trahissant » les résidents de Jérusalem.

« Le maire et les chefs de la ville continueront leur ouvrage durant cette révolution que Jérusalem connaît ces dernières années en tant que ville croissante, ouverte et tolérante ».