Des représentants du gouvernement français et palestinien doivent se rencontrer à Paris au courant de la semaine pour discuter des moyens de relancer les pourparlers de paix avec Israël, et revoir les étapes préliminaires vers une reconnaissance française d’un Etat palestinien.

La réunion devait avoir lieu dans cinq jours, rapporte la radio israélienne dimanche. Le rapport ne précise pas quels responsables participeront à l’événement.

Les pourparlers doivent se focaliser sur les conditions acceptables pour les Palestiniens de reprise des pourparlers avec Israël. La proposition sera ensuite soumise au Conseil de sécurité des Nations unies.

Dans les cercles diplomatiques, les rencontres seraient considérées comme le premier pas vers une reconnaissance française éventuelle d’un Etat palestinien, selon Kol Israël.

Les diplomates palestiniens se prépareraient à une étape importante vers une plus grande reconnaissance internationale de la Palestine dans les prochaines semaines, en amont de l’Assemblée générale de l’ONU qui commence à la mi-septembre.

Toutefois, suite à sa rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en juin, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que la France ne proposera pas de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur un Etat palestinien si elle est certaine que les États-Unis y opposeront leur veto.

Le secrétaire général Ban Ki-moon défend un nouvel effort pour parvenir à un accord entre les deux parties, invitant trois Etats arabes – l’Égypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite à se joindre à une réunion du Quartet – les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et l’ONU.

La semaine dernière, le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat a rejeté un appel de Netanyahu, qui avait déclaré qu’il était « prêt à se rendre à Ramallah » afin de renouveler les pourparlers de paix.

Erekat a qualifié les remarques du Premier ministre comme une opération de relations publiques, a rapporté la radio israélienne. Selon Erekat, Netanyahu œuvre activement contre une solution durable à deux Etats.

Fabius était dans la région plus tôt cette année pour défendre une initiative française visant à rédiger une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui établirait un calendrier de 18 mois pour un accord de statut final, selon les rapports des médias français.

Israël serait probablement opposé avec véhémence à une telle résolution.

Selon la proposition française, la souveraineté d’un futur Etat palestinien démilitarisé doit être garantie, ainsi qu’un retrait israélien progressif du territoire palestinien. Les préoccupations de sécurité d’Israël doivent être abordées, et toute accumulation d’armes ou activité terroriste palestinienne empêchée.

Deux décennies de pourparlers négociés principalement par les États-Unis ont échoué à aboutir à une solution à deux Etats.

Le dernier effort de paix, dirigé par le secrétaire d’Etat américain John Kerry, a échoué en avril 2014, après neuf mois de négociations tendues. Les divergences entre les positions israélienne et palestinienne demeurent profondes.