La justice française a ordonné mercredi la remise aux autorités belges d’un complice présumé de Mehdi Nemmouche, auteur présumé de la tuerie du musée juif de Bruxelles, mais le suspect envisage un recours devant la Cour de cassation.

Les autorités belges soupçonnent ce Français, âgé de 26 ans, Nacer Bendrer, d’avoir été « complice » du tueur présumé par la « fourniture de moyens ».

Interpellé le 9 décembre à Ceyreste, à une trentaine de kilomètres à l’est de Marseille (sud de la France), Nacer Bendrer s’était opposé à l’exécution du mandat d’arrêt européen émis par la justice belge.

Il assure n’avoir rien à voir avec l’attaque du musée juif de Bruxelles, qui avait fait quatre morts le 24 mai 2014.

Son avocat, Me Julien Blot, a indiqué étudier avec son client l’éventualité d’un pourvoi en cassation. Il dispose de cinq jours pour se pourvoir.

Lors de son arrestation, Nacer Bendrer était en possession d’armes, deux pistolets automatiques, un fusil de chasse, un chargeur, des munitions, mais surtout un fusil d’assaut de type kalachnikov.

Les enquêteurs belges s’intéressent à cette arme qui serait très similaire à celle avec laquelle Nemmouche, un Français de 29 ans, est soupçonné d’avoir commis, au nom du jihad, la tuerie de Bruxelles.

Nemmouche avait été interpellé à Marseille le 30 mai, à la descente d’un car. Son arme avait été retrouvée dans ses effets. Les enquêteurs tentent d’élucider les raisons de son retour à Marseille.

Nacer Bendrer et Mehdi Nemmouche se sont rencontrés alors qu’ils étaient détenus ensemble à Salon-de-Provence « du 1er juin 2008 au 2 décembre 2010 », selon les éléments évoqués à l’audience.