La France a présenté officiellement mardi à Israël son projet d’organisation d’une conférence de paix régionale pour faire avancer la solution à deux états.

Pendant une rencontre à Jérusalem avec le directeur politique du ministère des Affaires étrangères Alon Ushpiz, l’ambassadeur français Patrick Maisonnave a informé le gouvernement israélien des projets de Paris, bien qu’aucun détail supplémentaire n’ait été diffusé.

« Israël soutient des négociations directes avec les Palestiniens mais s’oppose à toute tentative de prédétermination du résultat des négociations à l’avance », a déclaré dans un communiqué Emmanuel Nahshon, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ce principe, qui a également guidé Jérusalem dans ses efforts pour signer des traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie, est soutenu par la communauté internationale, a déclaré Nahshon. Cependant, c’est Ramallah qui refuse d’entrer en négociations pour la paix, a-t-il ajouté, citant le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad Maliki qui a semblé lundi exclure toute discussion future.

« Nous ne retournerons jamais nous assoir à nouveau pour des négociations israélo-palestiniennes directes », a déclaré Maliki pendant une visite au Japon.

Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères Riyad al-Maliki (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)

Le ministre de l’Autorité palestinienne des Affaires étrangères Riyad al-Maliki (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)

De hauts fonctionnaires de l’entourage du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Berlin ont déclaré lundi soir qu’Israël savait que les négociations directes sont le seul moyen de résoudre la crise, ajoutant que les Palestiniens le savaient aussi et refuser donc de s’asseoir et de parler.

Netanyahu est mardi à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel et pour des consultations annuelles entre les deux gouvernements.

Ushpiz, du ministère des Affaires étrangères, a également souligné pendant sa rencontre avec l’ambassadeur de France ce qu’il a appelé « l’incitation à la haine et à la violence » palestinienne et a appelé la communauté internationale à combattre ce phénomène.

L’initiative française est l’idée personnelle de l’ancien ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, mais son successeur, Jean-Marc Ayrault, a apparemment adopté ce projet.