« La France salue les efforts déployés en faveur de la réconciliation inter-palestinienne qu’elle appelle de ses vœux de longue date, ainsi que le retour à Gaza du gouvernement d’entente nationale conduit par le Premier ministre Rami Hamdallah, » a affirmé le porte-parole du Quai d’Orsay vendredi 6 octobre dernier.

« Ce retour doit permettre à l’Autorité palestinienne d’exercer pleinement ses prérogatives dans la bande de Gaza, y compris dans le domaine de la sécurité, et ouvrir la voie, avec les discussions annoncées au Caire, à un processus de réconciliation, » a-t-il ajouté.

Pour le Quai d’Orsay, une reprise en mains de la Bande de Gaza par l’Autorité palestinienne pourrait augurer d’une amélioration des conditions de vie des Gazaouis : « La réconciliation inter-palestinienne est indispensable pour recréer un horizon politique. Elle est également indispensable dans l’intérêt de la population de Gaza, première victime de l’impasse politique actuelle, et de nature à faciliter la levée du blocus imposé aux Gazaouis ».

Le groupe terroriste du Hamas gouverne la bande de Gaza sans partage depuis qu’il en a évincé l’Autorité palestinienne au prix d’une quasi-guerre civile avec le Fatah en 2007. L’Autorité, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un état palestinien indépendant, est dominée par le Fatah. Elle n’exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

Sous pression, le Hamas a accepté en septembre le retour à Gaza de l’Autorité et de son gouvernement.

Le raccommodement a été matérialisé en grande pompe la semaine dernière avec le premier conseil des ministres se tenant à Gaza depuis 2014.