Critiquée par des associations pour son accueil limité de réfugiés syriens, la France a été en chercher 25 en Egypte dans le cadre d’une procédure rare.

Cinq familles – cinq couples et leurs 15 enfants dont trois jeunes majeurs -, recensées dans des centres de détention autour d’Alexandrie, ont atterri mercredi à Paris et mettront le cap dans l’après-midi vers la Dordogne (sud-ouest) où deux petits villages les attendent, a constaté une journaliste de l’AFP.

Suite à une intervention de l’ambassade de France, l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avait envoyé une mission en Egypte pour instruire leur demande d’asile. Des agents ont recueilli leurs récits et monté les dossiers sur place.

Il s’agit du deuxième déplacement à l’étranger de l’Ofpra qui s’était rendu au Kosovo en 1999.

En février, un appel « au volontariat des collectivités » avait été lancé pour accueillir des Syriens. Solidaires mais aussi pour « garder des classes ouvertes », les villages de Jumilhac-le-Grand (1.200 habitants) et La Coquille (1.350 habitants) vont accueillir dans des logements sociaux ces familles.

Un autre groupe de Syriens recensés aussi en Egypte arrivera ces prochains jours et se rendra en Isère (sud-est), selon les autorités françaises.

Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011, la France a accueilli un peu plus de 5.000 Syriens, quasiment tous arrivés par leurs propres moyens. Elle a octroyé un statut de réfugiés à 3.000 d’entre eux.

Ces chiffres restent très bas au regard des 2,5 millions de Syriens ayant fui leur pays, installés dans l’immense majorité dans les pays limitrophes.

Interpellé par les associations, le président François Hollande s’était engagé en octobre à accueillir en France 500 Syriens identifiés comme « très vulnérables » par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).