Le coût direct de l’opération militaire israélienne de 50 jours dans la bande de Gaza s’élève à 1,9 milliard d’euros, a déclaré mardi le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon.

« Les dépenses de l’opération Bordure protectrice — dépenses militaires, les dépenses directes — s’élèvent à plus de neuf milliards de shekels », a-t-il dit lors d’une conférence économique à Tel Aviv.

« Nous avons attaqué plus de
6 000 cibles, plus de 5 000 d’entre elles via les forces aériennes, et quelque 900 à partir de la terre et de la mer », a-t-il dit.

Mais, malgré l’envergure de l’opération, il a reconnu que les activistes de Gaza, visés par l’opération israélienne lancée le
8 juillet, disposaient encore d’un arsenal non négligeable.

« Les organisations terroristes dans la bande de Gaza — le Hamas, le Jihad islamique et d’autres groupes — avaient 10 000 projectiles au début de l’opération Bordure protectrice. Aujourd’hui, ils en ont environ un cinquième, mais ça fait encore 2 000 projectiles », a-t-il dit.

Il a précisé que chaque interception de roquette palestinienne par le système de défense « Dôme de fer » coûtait environ 76 000 euros.

Le gouvernement israélien a approuvé dimanche une cure d’austérité pour éponger le coût de la guerre, sauf pour le ministère de la Défense épargné par les coupes budgétaires.