La Haute cour de Justice a rejeté lundi une requête demandant des transports publics le jour du Shabbat, après que l’Etat et les requérants ont convenu de retirer leur demande.

Expliquant pourquoi elle n’allait pas étudier la requête, la cour a noté que les plaignants – parmi lesquels un certain nombre d’associations libérales et la députée du Meretz Tamar Zandberg – n’avaient pas demandé de manière appropriée au ministère des Transports de mettre en circulation des bus le jour du repos juif, ce qui aurait dû être fait avant un jugement rendu par des magistrats.

Le tribunal a également noté qu’aucune compagne de bus n’avait rejoint les requérants pour demander ce service.

Les trains et les bus publics ne circulent pas dans la plupart des villes israéliennes à majorité juive, ce que les habitants laïcs déplorent depuis des années, condamnant ce qu’ils considèrent comme une forme de coercition religieuse qui joue sur leur qualité de vie.

Hanan Melcer, juge de la Cour suprême , au centre, à la Haute cour de justice de Jérusalem, pour une audience sur les transports publics à Shabbat, le 11 septembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Hanan Melcer, juge de la Cour suprême , au centre, à la Haute cour de justice de Jérusalem, pour une audience sur les transports publics à Shabbat, le 11 septembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Malgré le renvoi de la requête par la Haute cour, l’avocate représentant le centre d’action religieuse du judaïsme réformé a indiqué que les plaignants déposeraient une demande officielle de transports publics auprès du ministère des Transports.

« Nous devons espérer que le ministère des Transports prendra en considération les besoins des malades, des personnes âgées, des personnes touchées par un handicap et des familles monoparentales dans sa décision de répondre à cette requête », aurait déclaré Orly Erez-Likhovski selon la Dixième chaîne.

« Nous continuerons à agir pour garantir leurs droits à la liberté de mouvement, à l’égalité et au respect de tous les habitants d’Israël », a-t-elle ajouté.

Erez-Likhovski a également indiqué que les requérants seraient prêts à retourner devant le tribunal si cela s’avérait nécessaire.

Tamar Zandberg, députée du Meretz, à la Knesset, le 24 février 2016. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

Tamar Zandberg, députée du Meretz, à la Knesset, le 24 février 2016. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

Zandberg a critiqué le tribunal pour ne s’être pas saisi du dossier, mais a également ajouté que les requérants continueraient à poursuivre leur objectif à travers d’autres moyens.

« Clairement, c’est une patate chaude, très politique, mais la Haute cour a clairement ouvert la voie à une discussion véritable sur les besoins de transport le jour du Shabbat et à une vraie réponse à ce sujet », a-t-elle écrit sur Facebook.

« Ce n’est qu’une étape du combat », a-t-elle ajouté.