La Jordanie demande à Israël de traduire en justice le garde de l’ambassade israélienne impliqué dans une fusillade meurtrière à Amman, le mois dernier, avant d’autoriser Jérusalem à faire revenir son ambassadrice dans le pays, ont annoncé dimanche des responsables du gouvernement jordanien.

Des sources proches du gouvernement ont expliqué au quotidien jordanien Ad-dustor qu’Amman a fait parvenir une lettre officielle à Jérusalem mercredi, affirmant que l’ambassadrice israélienne dans le royaume hachémite, Einat Schlein, ne pourrait reprendre ses fonctions sans « garantie d’une enquête sérieuse et approfondie sur le garde de l’ambassade et sa traduction en justice. »

Le garde, Ziv Moyal, avait été poignardé par un Jordanien le 23 juillet. Il avait tiré sur son agresseur ainsi que sur un individu présent lors de l’incident, les blessant mortellement, et faisant éclater une crise diplomatique entre Jérusalem et Amman. Les personnels de l’ambassade étaient retournés en Israël vingt-quatre heures après.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait accueilli le garde en héros, suscitant la fureur du roi Abdallah II, qui avait indiqué qu’il s’agissait d’un « comportement inacceptable et provocateur ».

Israël a indiqué depuis que la police enquêterait sur le dossier.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre, le 25 juillet 2017, l'ambassadrice israélienne en Jordanie Einat Schlein et le garde de la sécurité 'Ziv,' qui a tué par arme à feu deux Jordaniens alors que l'un d'eux l'avait attaqué avec un tournevis. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre, le 25 juillet 2017, l’ambassadrice israélienne en Jordanie Einat Schlein et le garde de la sécurité ‘Ziv,’ qui a tué par arme à feu deux Jordaniens alors que l’un d’eux l’avait attaqué avec un tournevis. (Crédit : Haim Zach/GPO)