Une lettre codée écrite au 17e siècle par une religieuse italienne qui avait affirmé qu’elle lui avait été dictée par le Diable a été déchiffrée par des scientifiques en utilisant un programme informatique, trouvé sur le Dark Web, pour casser des codes.

Selon la légende, la Sœur Maria Crocifissa della Concezione s’est réveillée après s’être évanouie pour trouver quelques lettres qu’elle avait rédigées dans un mélange incompréhensible d’anciennes écritures.

Avec d’autres sœurs du couvent Palma di Montechiaro, la Sœur Maria avait pensé que les lettres étaient un plan de Lucifer pour la convaincre de se détourner de Dieu.

Seule une des lettres écrites par la Sœur Maria en 1676 a survécu, et son texte avait mis dans l’impasse les chercheurs et les spécialistes du décodage depuis lors.

Plus tôt cette semaine, soit 341 ans plus tard, des chercheurs du Centre Scientifique Luduum en Sicile ont déchiffré la lettre en utilisant un algorithme trouvé dans le Dark Web.

« Nous avons entendu parlé du programme, dont nous pensons qu’il est utilisé par les services de renseignement pour casser des codes, a déclaré Daniele Abete, le directeur du Centre, au Times of London. « Nous avons préparé le programme avec du grec ancien, de l’arabe, l’alphabet runique et le latin pour déchiffrer certaines des lettres et montrer que c’est vraiment diabolique ».

Les scientifiques ont conclu que les lettres étaient un méli-mélo de langues et avaient été écrites par la Sœur Maria elle-même ; elle était devenue une linguiste experte lors de son séjour au couvent.

La lettre décrit les relations entre les humains, Dieu et Satan d’une manière inconsistante et décousue.

« Dieu pense qu’il peut libérer les mortels », écrit dans sa lettre Sœur Maria, ajoutant que « ce système ne fonctionne pour personne ». Le texte décrit aussi Dieu, Jésus et le Saint Esprit comme des « poids morts ».

Abete a déclaré que le contenu de la lettre lui faisait croire qu’elle avait pu souffrir de schizophrénie.

« Je crois que la religieuse avait une bonne maîtrise des langues, ce qui lui a permis d’inventer le code, et elle a pu souffrir d’une pathologie comme la schizophrénie, ce qui lui faisait imaginer des dialogues avec le Diable, a déclaré Abete au Times. Cela n’a pas empêché de nombreuses sectes sataniques intéressées de me contacter depuis que j’ai publié nos conclusions ».