La Ligue arabe a appelé dimanche le président américain Donald Trump à « revoir sa position », après son engagement controversé pour un transfert de Tel Aviv à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis en Israël.

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens.

« La position exprimée par le président Trump lors de la période électorale doit être plus prudente », a souligné le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe pour les affaires palestiniennes, Saïd Abou Ali.

« Nous espérons que la nouvelle administration américaine va revoir sa position, de manière à servir et préserver son rôle de médiateur dans le processus de paix », a-t-il souligné, dans des déclarations aux journalistes au Caire, où se trouve le siège de l’organisation pan-arabe.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible. Quelque 200 000 Israéliens habitent à Jérusalem Est.

Les Palestiniens veulent quant à eux faire de Jérusalem Est la capitale de l’état auquel ils aspirent.

« La Ligue arabe espère qu’il n’y aura pas de changement dans la position américaine qui considère Jérusalem comme une ville palestinienne occupée, a souligné Abou Ali. Transférer l’ambassade américaine à Jérusalem c’est porter atteinte aux droits du peuple palestinien et de sa capitale éternelle Jérusalem Est. »

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry expose sa vision de la paix entre Israéliens et Palestiniens, au département d'Etat de Washington, D.C., le 28 décembre 2016. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry expose sa vision de la paix entre Israéliens et Palestiniens, au département d’Etat de Washington, D.C., le 28 décembre 2016. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

L’ancien secrétaire d’Etat américain John Kerry avait récemment mis en garde contre le risque d’une « explosion absolue dans la région » en cas de déménagement de l’ambassade.

Mais le 22 janvier, la Maison Blanche avait semblé écarter l’hypothèse d’une annonce imminente sur un tel transfert. « Nous en sommes au tout début du processus consistant ne serait-ce qu’à aborder ce sujet », avait affirmé le porte-parole Sean Spicer.