La Ligue arabe, qui tient son sommet annuel mardi à Koweït, représente quelque 370 millions de personnes et compte 22 membres dont la Syrie qui est suspendue depuis novembre 2011.

L’organisation a vu le jour le 22 mars 1945 au Caire.

Elle comprend l’Algérie, Bahreïn, les Comores, Djibouti, l’Egypte, l’Irak, la Libye, le Koweït, la Jordanie, le Liban, La Mauritanie, le Maroc, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, les Emirats arabes unis, le Yémen et l’Autorité palestinienne.

La Ligue arabe a son siège au Caire. Elle est régie par la charte de 1945 et un traité de défense commune et de coopération économique, signé en 1950.

Le principal objectif de l’organisation panarabe est « de consolider les liens entre ses pays membres et de coordonner leurs politiques en vue d’assurer la coopération entre eux et préserver leur indépendance et leur souveraineté ».

Elle est censée réaliser « la coopération entre les pays membres dans les domaines économique, financier, culturel et social ».

Un projet de zone de libre-échange entre ses 22 membres, approuvé en 1998 mais dont la mise en oeuvre bute notamment sur des questions douanières, a été relancé en janvier dernier lors d’un sommet à Ryad.

La Ligue siège au Caire, à l’exception d’un intervalle de 11 ans lorsque les pays arabes ont décidé son transfert à Tunis après l’exclusion de l’Egypte qui avait signé un traité de paix séparé avec Israël en 1979.

L’instance suprême de la Ligue est le sommet arabe, qui prend ses décisions à l’unanimité et se réunit une fois par an.

Le premier sommet de la Ligue arabe a eu lieu en janvier 1964. L’organe exécutif et administratif de la Ligue est le Secrétariat général. Le 16 mai 2011, Nabil al-Arabi, chef de la diplomatie égyptienne, a été élu à l’unanimité pour un mandat de cinq ans, succédant à son compatriote Amr Moussa.

Ensemble, les pays arabes renferment plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et plus du tiers de celles du gaz.

Ils pompent environ 24 millions de barils par jour de brut, dont la majeure partie provient du Golfe, d’Irak, d’Algérie et de Libye.

Les membres de la Ligue arabe comptent toutefois quelques uns des pays les plus pauvres du monde comme le Yémen, la Somalie ou le Soudan.

Des dizaines de millions d’Arabes vivent sous le seuil de la pauvreté et des millions de jeunes sont au chômage.