Les révisions de la loi accordant la citoyenneté aux descendants des Juifs persécutés pendant l’Inquisition rendent le processus plus compliqué

Les Israéliens parlant espagnol se plaignent du fait que la législation espagnole sur la naturalisation des Juifs séfarades soit devenue uniquement symbolique à cause des changements introduits dans le projet de loi qui officialise la procédure.

Les changements de ce projet de loi, soutenu par le gouvernement, ont été introduits le mois dernier lorsque que ce projet a été présenté à une commission parlementaire avant d’être soumis au vote du Parlement qui devrait avoir lieu le 16 décembre. Ces modifications ont été dénoncées par Leon Amiras, le président d’un groupe pour les immigrants parlant l’espagnol et le portugais en Israël, lors d’une interview accordée au JTA dimanche.

Ces révisions « rendent le projet de loi déclaratif mais le vide de son sens », s’insurge-t-il. Ces révisions incluent un test sur de connaissance que la culture espagnole et séfarade. Cet examen devrait prendre place en Espagne et conduit par un notaire assermenté. S’ils réussissent le test, les postulants devront revenir en Espagne pour poursuivre la procédure.

Le projet de loi actuel est basé sur un texte approuvé plus tôt cette année par la commission ministérielle espagnole.

Ce projet stipule que les demandeurs doivent être culturellement et linguistiquement liés à l’Espagne et avoir une descendance déterminée comme étant séfarade par une autorité rabbinique reconnue.

Il faut donc que l’on puisse retracer l’ascendance jusqu’aux Juifs qui vivaient en Espagne avant les expulsions massives qui ont eu lieu après 1492, l’année qui a marqué le début de la persécution religieuse et institutionnalisée des Juifs connue sous le nom de l’inquisition espagnole.

Lors d’une allocution devant le Congrès espagnol le 2 décembre, le nouveau ministre de le Défense, Rafael Catala, a affirmé que la loi sur le sépharadisme « corrigera une erreur historique ».

Mais en citant le fait que l’on insiste pour que le processus de demande de citoyenneté se fasse en Espagne plutôt que par le biais des ambassades, Amiras, qui dirige l’Association Olim pour l’Amérique latine, l’Espagne et le Portugal, explique que ces nouvelles stipulations signifient que la « loi est vidée de sa substance. Les demandeurs potentiels ne vont pas faire des pieds et des mains [pour obtenir la citoyenneté espagnoles] ».

Il a écrit aux responsables du gouvernement espagnol pour leur demander de répondre à cette question mais il n’a reçu aucune réponse pour le moment.