Un institut de veille sur l’antisémitisme a exhorté la maire de Paris à retirer un parterre en mosaïques dans un immeuble résidentiel.

Le carrelage de l’entrée d’un immeuble du 6e arrondissement de Paris, un arrondissement aisé où se situe le quartier de Saint-Germain-des-Prés, est composé d’une dizaine de croix gammées faites en mosaïques noires qui ont été incorporées dans le motif du carrelage, a informé le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, ou BNVCA, dans un communiqué publié jeudi.

« Le BNVCA ne comprend pas que ces signes illicites qui sont réprimés par nos lois existent toujours et probablement depuis trop longtemps dans cet immeuble sans que personne ne le signale », s’est insurgé le BNVCA dans sa déclaration. « Le BNVCA déplore que les résidents de l’immeuble semblent s’en accommoder alors que leur présence est intolérable. »

Le BNVCA, qui a photographié le sol du hall et a demandé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, « auprès du bailleur, du syndic, ou des copropriétaires afin qu’ils détruisent et remplacent ce carrelage dans les meilleurs délais ».

Si les symboles ne sont pas détruits, « le BNVCA déposera plainte auprès du Procureur de la République », a déclaré le BNVCA, notant que les symboles nazis sont illégaux en France.

Le fondateur du BNVCA, Sammy Ghozlan, a déclaré que son organisation travaillait encore pour savoir qui a demandé à ce que ces croix gammées soient incorporées dans le sol en mosaïques de l’immeuble du 12 rue du Regard.

Il a noté que le bâtiment est situé à moins de 200 mètres de l’Hôtel Lutetia, qui, pendant l’occupation nazie, a été réquisitionnée par l’Abwehr et le service de renseignement et de contre-espionnage de l’état-major allemand et a servi de quartiers généraux de luxe pour les officiers dont Alfred Toepfer et le collaborateur français Rudy de Mérode.