La Maison Blanche a défendu vendredi le secrétaire d’Etat John Kerry, le qualifiant d' »infatigable », et a assuré que sa tentative de relancer le processus de paix israélo-palestinien, en pleine crise, était justifiée par l’importance des enjeux.

M. Kerry a affirmé vendredi qu' »il y a des limites au temps et aux efforts que les Etats-Unis peuvent consacrer si les parties ne sont pas désireuses de faire des progrès », nourrissant les spéculations sur un renoncement de Washington dans ce dossier.

« M. Kerry a travaillé de manière infatigable », a déclaré le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Josh Earnest, en rappelant les nombreux voyages entrepris par le chef de la diplomatie dans la région ces neuf derniers mois.

« Il a été infatigable dans ses efforts pour tenter de parvenir à un terrain d’entente entre les Israéliens et les Palestiniens », a insisté M. Earnest lors du point de presse quotidien de l’exécutif américain.

Mais le porte-parole a assuré que M. Kerry n’avait pas perdu son temps, car l’objectif valait la peine de s’investir.

« Les enjeux de cette situation étaient très élevés (…) le monde aurait beaucoup à gagner d’une solution pacifique aux différends entre les Israéliens et les Palestiniens », a-t-il soutenu.

Estimant comme M. Kerry que c’était aux deux parties de signaler leur disposition à poursuivre le processus, M. Earnest a refusé de dire que Washington avait renoncé.

« Cela sous-entend une nouvelle étape, que quelqu’un jette l’éponge et s’en aille. M. Kerry n’est pas prêt à cela », selon lui.

Le chef de la diplomatie américaine, depuis le Maroc, a indiqué vendredi qu’il évaluerait avec le président Barack Obama la position américaine sur le processus de paix israélo-palestinien.