La Maison Blanche a démenti mardi les informations selon lesquelles les Etats-Unis et l’Iran travailleraient à un accord qui gèlerait l’activité nucléaire iranienne pendant une décennie, en échange d’une levée des sanctions.

Le Wall Street Journal a rapporté lundi que les Etats-Unis envisageaient un compromis qui permettrait de laisser Téhéran « amasser suffisamment de matière pour fabriquer une bombe en au moins une décennie, et pourrait ensuite lui permettre de reconstruire progressivement ses capacités ».

De même, selon un article de l’Associated Press, l’accord « freinerait les activités nucléaires iraniennes pendant au moins 10 ans, mais allégerait ensuite lentement les restrictions sur des programmes qui pourraient être utilisés pour fabriquer des armes atomiques. »

« Ces rapports ne sont pas justes, déclare le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest à la presse mardi. Ils ne reflètent pas la position précise des États-Unis et de nos partenaires internationaux. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fustige le projet.

« Cette entente, si elle est signée, permettra à l’Iran de devenir un Etat de seuil nucléaire. Avec le consentement des grandes puissances, l’Iran – qui déclare ouvertement son intention de détruire l’Etat d’Israël – recevra une licence pour développer sa production de bombes », a déclaré Netanyahu.

Le groupe P5 + 1 – Grande-Bretagne, Chine, France, Russie, États-Unis et Allemagne – tente de trouver un accord qui empêcherait Téhéran de développer une bombe nucléaire.

En retour, l’Occident assouplirait les sanctions punitives imposées à Téhéran en raison de son programme nucléaire – que l’Iran prétend être de nature purement civile.

« L’objectife est que l’Iran n’obtienne pas d’arme nucléaire, déclare le secrétaire d’État John Kerry mardi. Et quiconque saute et dit, ‘eh bien, nous n’aimons pas l’accord, ou ceci ou cela, ne parle pas en connaissance de cause’. Il n’y a toujours pas d’accord. »

« Je ne connais personne qui considère l’accord intérimaire et ne dise pas, « wow, cela a vraiment fonctionné’ – dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui aimerait le prolonger, après s’y être opposé avec véhémence au début, l’appelant ‘l’affaire du siècle pour l’Iran’ », rappelle Kerry.