WASHINGTON – Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu atterrissait aux États-Unis, et que des milliers de militants pro-israéliens se préparaient à aller manifester pour une plus grande surveillance du Congrès sur tout accord avec l’Iran, la Maison Blanche a revendiqué sa bonne foi, en publiant une fiche d’informations vantant le bilan positif du président Barack Obama à l’égard de l’État juif.

Un mémo intitulé « cinq choses que vous devez savoir sur les relation israélo-américaines sous le président Obama » envoyé dimanche soir par courriel par la Maison Blanche, a présenté Obama comme un partisan d’Israël et a également souligné que les États-Unis ont une longue histoire de soutien à Israël.

La fiche d’informations intervient après une semaine d’intense va-et-vient entre Jérusalem et Washington sur le discours que doit tenir Netanyahu mardi devant les deux chambres réunies en Congrès, et alors que la conférence annuelle de politique générale de l’AIPAC est en train de se dérouler.

« Sous la direction du président Obama, l’engagement américain avec Israël a augmenté et s’est renforcé à un degré sans précédent », lit-on sur la fiche.

« En rencontrant fréquemment les dirigeants israéliens pour s’assurer qu’Israël reste le principal bénéficiaire de l’aide étrangère des États-Unis, le président est profondément engagé à aider Israël à maintenir sa force et sa sécurité. »

La fiche d’informations a rappelé qu’en tant « que premier pays à reconnaître Israël, les Etats-Unis ont forgé un lien profond et inébranlable avec Israël à travers une relation à multiples facettes qui reflète la profondeur et l’étendue des liens entre nos peuples et les valeurs que nous partageons. »

Le mois dernier, une publicité en faveur de Netanyahu avait comparé l’actuel Premier ministre au père fondateur David Ben Gourion, notant que le secrétaire d’Etat américain d’alors, George Marshall, s’était opposé à la création de l’Etat d’Israël.

Décrivant Obama comme « un ardent défenseur » d’Israël, le mémo publié dimanche note que « le président Obama a renforcé la défense d’Israël par des moyens concrets et sans précédent ». Il mentionne à titre de preuve les nombreux avantages budgétaires reçus par Israël depuis 2009, ainsi que les exercices militaires conjoints réguliers réalisés entre les deux armées.

Il souligne ensuite le rôle d’Obama « à diriger les efforts mondiaux pour la défense de la légitimité d’Israël sur la scène mondiale », le décrivant aussi comme un « partenaire économique ».

Bien que la plupart des exemples politiques mentionnés sont dus à des initiatives de l’administration et des parlementaires, la fiche d’informations a mis en évidence le rôle personnel d’Obama comme étant « un partisan de la paix ».

« Le président a fortement soutenu Israël dans sa recherche de la paix avec ses voisins », peut-on lire dans la fiche qui soulihne que « le président Obama a maintes fois défendu une solution à deux Etats qui assure la paix et la sécurité des Israéliens et des Palestiniens ».

Elle a également attribué au président un niveau élevé d’engagement dans les tentatives infructueuses pour négocier un accord de paix global entre Israël et l’Autorité palestinienne (qui se sont finalement effondrées au printemps dernier).

« Sous la direction du président, le secrétaire d’Etat [John] Kerry a impulsé un effort intensif de collaboration pour faciliter les négociations pour un accord de paix global entre Israéliens et Palestiniens », affirme la fiche.

« Le président a mis l’accent sur la sécurité d’Israël en demandant à l’un de nos plus éminents experts militaires son aide pour développer des arrangements qui garantissent qu’une solution à deux Etats apporte aux Israéliens plus de sécurité, pas moins. »

Le cinquième point sur la fiche note que « sous le président Obama, les États-Unis ont investi des millions pour aider les immigrants israéliens » en détaillant que « dans les 6 dernières années, l’aide humanitaire des États-Unis aux réfugiés et immigrants se rendant à Israël s’est élevée à 140 millions de dollars » [125 millions d’euros].

Les fonds, dit la fiche, « ont été utilisés pour aider à faire venir les immigrants Israël, pour des centres d’intégration, des programmes intensifs de langue hébraïque qui mettent l’accent sur les nouveaux arrivants ou des programmes pour les jeunes en Israël ».

Le document se termine conclut par une instruction sèche de « partager cette information avec toute personne qui se doit d’être au courant ».

Mise à part la fiche d’informations, Obama doit participer à une interview télévisée sur Reuters, dans laquelle il devrait évoquer les tensions avec Netanyahu.