Au début des années 1950, la Norvège, en pointe de la recherche en matière d’énergie atomique, a été le premier pays à disposer des moyens techniques pour produire de l’eau lourde.

C’est donc naturellement que la Norvège est devenu le principal fournisseur d’eau lourde pour des pays tels que la Grande-Bretagne, la France, l’Inde et Israël, rapporte le site francophone Norvege-fr.com.

L’eau lourde, dont le nom chimique est l’oxyde de deutérium, est un composant nécessaire au ralentissement des neutrons issus de la fission nucléaire de l’uranium naturel, provoquant ainsi une réaction en chaîne.

L’Etat hébreu a importé de l’eau lourde en provenance de Glomfjord, dans le comté de Nordland, via la société norvégienne Norsk Hydro.

Malgré les positions pacifistes de la Norvège, il était de notoriété publique que les Israéliens cherchaient à obtenir l’arme atomique. Le secret de cette coopération entre les deux pays ne fut révélé que 20 ans plus tard par Sverre Lodgaard.

Par la suite, Israël a bénéficié de la fourniture des plans et des procédés pour la fabrication de réacteurs atomiques par la société norvégienne Neuratom.

Israël, qui n’a jamais reconnu officiellement possèder l’arme atomique, disposerait de 80 à 400 ogives nucléaires.

Elle fait partie des quatre pays « possédant la bombe atomique » n’ayant jamais signé le traité de non-prolifération nucléaire.

Le programme nucléaire israélien est, selon les autorités israéliennes, destiné à la seule recherche atomique.