La Nouvelle Zélande a nommé deux émissaires vers Israël et l’Autorité palestinienne, six mois après qu’Israël a rejeté un nouvel ambassadeur parce qu’il était responsable de deux entités.

Jim McLay, le représentant de la Nouvelle Zélande aux Nations unies à New York, a été nommé vendredi conseiller spécial de Murray McCully, ministre de Affaires étrangères, et sera le représentant de la Nouvelle Zélande auprès de l’Autorité palestinienne, a annoncé le New Zealand Herald.

Jonathan Curr, basé en Turquie, qui est l’ambassadeur en Turquie, en Jordanie, en Géorgie et en Azerbaïdjan servira d’envoyé en Israël, comme c’était prévu lorsqu’il avait pris son poste en septembre.

Les deux précédents ambassadeurs néo-zélandais en Israël avaient aussi été désignés auprès de l’Autorité palestinienne, mais Israël n’était pas au courant. Le changement signifie que l’Autorité palestinienne aura un diplomate plus expérimenté en poste.

La saga fait suite à une tension diplomatique de haut niveau en septembre 2014 entre les deux pays sur la question.

« Israël avait déclaré à la Nouvelle Zélande qu’il n’accepterait pas pour ambassadeur une personne qui serait aussi un représentant de l’Autorité palestinienne », a dit à l’époque Murray McCully, le ministre des Affaires étrangères.

L’ambassade israélienne à Wellington a noté qu’il s’agissait d’une question de « principe protocolaire » applicable à tous les ambassadeurs en Israël.

« La question est totalement déconnectée des bonnes relations entre les deux pays », a expliqué l’ambassade dans un communiqué.

Le Premier ministre néo-zélandais, John Key, a déclaré aux journalistes de l’Associated Press que son gouvernement était probablement perçu internationalement comme pro-israélien avant 2012 – lorsqu’il est devenu l’un des 138 pays à voter en faveur du statut d’observateur non membre de la Palestine aux Nations unies.

Depuis ce vote, Key a déclaré que la Nouvelle Zélande était perçue comme étant plus neutre.

« Notre point de vue de longue date est qu’il doit y avoir la paix au Moyen-Orient, et au final, nous souhaitons une solution à deux États », a-t-il déclaré.